Dark Side of Myself

By Saturnin

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Le Jaffereau par le fort Pramand

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Le programme du jour est 100% inédit et a nécessité un peu plus de préparation que les autres. Je l'avais repéré sur un site internet, il parle aussi du colle Someiller d'ailleurs, mais comme le parcours semblait un peu plus compliqué (dans le cas du Colle Sommeiller, on reste sur un itinéraire qui apparaît sur la carte Michelin), j'ai investi dans quelques cartes d'état-major de la région.

Le début et la fin du parcours seront faciles puisqu'il s'agit de descendre, c'est au milieu que les choses seront difficiles avec une montée qui devrait nous faire flirter avec les 2800m du Mont Jafferau et de son fort. Certes, nous monterons moins haut qu'hier, mais nous devrions avoisiner les 1800m de dénivelée positive, comme hier.

On se laisse glisser dans la vallée jusque Salbertrand où nous bifurquons pour rentrer dans le village. D'après la carte, il y a possibilité de rejoindre la route en coupant par là. Effectivement, on trouve la rue qui part dans la bonne direction, mais les autochtones nous expliquent qu'avec nos VTT nous devrons pousser et nous conseillent de rester sur la route. Ils nous fournissent toutes les indications pour que nous ne rations pas la route. Nous arrivons à nous comprendre bien qu'ils ne parlent pas plus français que nous ne parlons italien. Nous savions que ce tronçon n'était peut-être pas fréquentable en VTT, mais nous avons au moins découvert un joli village.

La traversée de Salbertrand
La traversée de Salbertrand (photo Migi)

On reprend la grande route et trouvons notre bifurcation quelques kilomètres plus loin comme nous l'avaient expliqués les villageois. Fin de la descente et début d'une longue, très longue montée. Les premiers kilomètres se font sur du bitume et sous un soleil de plomb. Nous sommes relativement bas en altitude et cela se sent. La végétation n'est pas suffisante pour nous offrir de l'ombre et nous en profitons pour nous regrouper dès que quelques arbres offrent de l'ombre.

Nous allons monter par là-haut
Nous allons monter par là-haut (photo Migi)

La montée a commencé
La montée a commencé (photo Migi)

On en profite pour regarder régulièrement la carte car il y a encore pas mal de routes et de chemins qui partent de part et d'autre de la piste que nous suivons. Nous sommes maintenant à l'abri des arbres et nous offrons une pause imprévue pour réparer une crevaison. Une fois la chambre à air changée, nous voilà reparti. On avance doucement, mais sûrement. Il n'y a bientôt plus que notre piste qui monte, plus aucune intersection qui risquerait de nous induire en erreur.

Ca y est, nous voilà sur la pîste
Ca y est, nous voilà sur la pîste (photo Migi)

Pause pour regarder la carte
Pause pour regarder la carte (photo Migi)

Un peu d'ombre après quelques kilomètres en plein soleil
Un peu d'ombre après quelques kilomètres en plein soleil (photo Migi)

Les crêtes vers lesquels nous allons grimper
Les crêtes vers lesquels nous allons grimper (photo Migi)

La troupe en plein effort
La troupe en plein effort (photo Migi)

La piste est maintenant en balcon
La piste est maintenant en balcon (photo Migi)

Un petit tunnel
Un petit tunnel (photo Migi)

On aperçoit maintenant le toit du fort Pramant qui dépasse des arbres sur la montagne à notre gauche. Nous n'y sommes pas encore, mais nous sommes sur la bonne voie. La piste continue à monter et présente par moment de bons pourcentages, notamment à l'approche du fort, mais la beauté des paysages nous récompense, et la suite s'annonce encore plus belle.

On approche du fort Pramand
On approche du fort Pramand (photo Migi)

La vallée en contrebas
La vallée en contrebas (photo Migi)

Voilà ce que nous venons de grimper
Voilà ce que nous venons de grimper (photo Migi)

Arrivé au col, nous faisons notre pause pique-nique. Nous voyons là un certains nombre des 4*4 qui nous ont dépassés dans la matinée. Pierre discute avec des allemands pour négocier un peu d'eau pour refaire ses bidons. On fait sécher nos affaires au soleil, mais il faut rester à l'abri du vent pour ne pas prendre froid. Le fort n'est qu'à quelques encablures de là, mais nous est totalement invisible. Nous voyons des vététistes partir, leur sortie sera courte puisque nous les croiserons peu après tandis qu’ils redescendent.

Le colleto Pramand
Le colleto Pramand (photo Migi)

La piste est maintenant moins bonne, le muret qui la borde pour retenir les écoulements / éboulements de la montagne est parfois effondré. On sent que les militaires n'entretiennent plus leurs pistes et que personne ne semble s'en charger. Il faut dire que la montagne se fait plus abrupte et annonce le tunnel que nous avons repéré sur la carte. On s'arrête à l'entrée de celui-ci pour équiper les éclairages. Michel avait oublié d'avertir Pierre et Marc de ce détail, mais nous avons assez d'éclairage pour tout le monde. Pourquoi l'éclairage est-il impératif ? Le tunnel ne fait pas loin d’1 km de long et fait une courbe à 180°.

On repart, laissant le col derrière nous
On repart, laissant le col derrière nous (photo Migi)

La forêt laisse place aux alpages et aux rochers
La forêt laisse place aux alpages et aux rochers (photo Migi)

Le paysage minéral...
Le paysage minéral... (photo Migi)

...dans lequel nous évoluons
...dans lequel nous évoluons (photo Migi)

On voit les vététistes de tout à l'heure déboucher du tunnel à pleine vitesse. Nous nous allons le franchir dans l'autre sens à petite vitesse. Rapidement, il fait un coude et nous voilà en pleine obscurité. On ne mesure pas à quel point les repères visuels sont importants pour garder l'équilibre en temps normal sur son vélo, surtout à petite vitesse comme c'est le cas en ce moment. J'ouvre la marche car j'ai un double éclairage (lampe frontale + LED au guidon) mais m'arrête dès que j'entends un bruit de chute derrière. C'est Marc qui est à terre, mais se relève tout de suite sans mal. Prudemment, nous choisissons donc de franchir le reste du tunnel en poussant nos vélos.

La traversée du tunnel
La traversée du tunnel (photo Migi)

Nous voilà marchant les pieds dans l'eau, car un ruisseau coule dans le tunnel. On sent que le tunnel se courbe, mais on a l'impression qu'il va falloir un moment pour qu'il fasse ses 180°. Finalement, nous apercevons la sortie plus vite que nous ne l'attendions. Le soleil qui est toujours là va permettre à nos chaussures mouillées de sécher très vite.

La trace qui contourne le tunnel, à gauche, et le colletto Pramand à droite
La trace qui contourne le tunnel, à gauche, et le colletto Pramand à droite (photo Migi)

La vue sur la montagne est magnifique et cela sera encore plus beau quand nous serons au niveau des casernes et au-delà. La route continue à monte, il y a des passages assez sévères et nous n'avons pas encore fini. Petit répit et petite pause au niveau d'une bifurcation qui redescend directement sur Bardonecchia. On consulte la carte juste pour confirmer, mais c'est bien ça, il faut continuer à monter. On devine le col là-haut, mais on n'y est pas encore. Heureusement, une fois au col, nous devrions longer la crête et retrouver un profil moins pentu.

La piste qui arrive sur le tunnel
La piste qui arrive sur le tunnel (photo Migi)

Ca monte toujours autant
Ca monte toujours autant (photo Migi)

Le colletto Pramand
Le colletto Pramand (photo Migi)

Les paysages sont grandioses
Les paysages sont grandioses (photo Migi)

Ca se passe commentaire
Ca se passe commentaire (photo Migi)

On découvre les sommets des Ecrins
On découvre les sommets des Ecrins (photo Migi)

La piste qui va rentrer dans le tunnel
La piste qui va rentrer dans le tunnel (photo Migi)

Le piquet qui porte le panneau est couché au sol et je le redresse pour les besoins de la photo. La bonne nouvelle, c'est que nous avons atteint le col, la mauvaise, c'est que ça continue à grimper. Cela ne dure quelques hectomètres avant que la piste bascule pour rejoindre un nouveau col et un tronçon plus plat. Nous apercevons maintenant le Mont Jafferau et sa forteresse devant nous.

Passé le col, ça continue à grimper
Passé le col, ça continue à grimper (photo Migi)

La vallée que nous allons allonger depuis la crête
La vallée que nous allons allonger depuis la crête (photo Migi)

Toujours la vallée que nous surplombons
Toujours la vallée que nous surplombons (photo Migi)

Un dernier coup de collier et nous y serons. On se lance dans la montée finale, mais nous descendons très vite des vélos. La piste est empierrée avec des pierres plates plantées perpendiculairement à la piste, certainement de manière à offrir une bonne accroche aux véhicules qui passaient par là à l'époque de la construction. Pour nous, c'est un vrai tape-cul rédhibitoire pour tous, y compris les tous-suspendus.

Regard en arrière à l'approche du Jaffereau
Regard en arrière à l'approche du Jaffereau (photo Migi)

On arrive au sommet et on savoure. Il n'y a plus qu'à descendre sur Bardonecchia que nous apercevons tout en bas, 1700m plus bas. Marc et Pierre filent devant, ce sont de bons descendeurs, Michel n'a pas encore autant confiance qu'eux en sa machine et moi je suis mort de trouille devant la pente qui comporte de nombreuses pierres qui n'amassent pas de mousse à force de rouler dans la pente. Je ferai donc une bonne partie de la descente à pied en retenant mon vélo, obligeant mes compagnons à m'attendre très souvent. J'ai trouvé un stratagème pour que l'on m'attende, c'est moi qui porte les cartes, et il y a des chemins dans tous les sens et tous ne rejoignent pas Bardonecchia directement.

Plus qu'à descendre !
Plus qu'à descendre ! (photo Migi)

D'ailleurs, cela ne rate pas, nous quittons l'itinéraire initialement prévu, sans conséquence il y a quelques points de repères faciles à situer pour nous repérer telle cette conduite forcée sous laquelle nous sommes passés. Au final nous ne regrettons pas ce petit écart car il va nous permettre d'emprunter le sentir botanique en balcon qui était fort sympathique.

Nous rejoignons ensuite Bardonecchia et notre hôtel. Le soleil commence à décliner, mais nous avons le temps de boire une bière sous ses rayons avant qu'il ne disparaisse derrière les sommets. Nous avons aussi pris soin de nettoyer nos vélos de la poussière qu'ils ont accumulée aujourd'hui avec l'eau de la fontaine du village. J'en profite pour le graisser, cela devrait me permettre de passer la journée de demain sans subir le grincement de ma chaine et de mes pignons.

Merci à Migi pour les photos.

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Mise à jour le Mardi, 28 Juin 2011 09:06  

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