Dark Side of Myself

By Saturnin

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Retour au Parpaillon

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Bien que la veille j’ai dégoûté Léon et Bernard du VTT, il y a quand même 7 candidats pour monter au Parpaillon avec moi, Marc, et six débutants : Martine, Christiane, Fantomette, P’tite Tortue, Evelyne et Philippe.

Nous fixons le rendez-vous à La Condamine-Chatelard, car il n’y a que Marc et moi qui ayons nos vélos, les autres devant passer les louer à Barcelonnette. Après que Marc ait remonté son VTT pliant et que nous ayons ajusté les hauteurs des selles des vélos de location, nous voilà prêt à partir. Les cloches sonnent 10h.

Dès le début, nous sommes dans le vif du sujet : une pente à près de 10% de moyenne, sur la route pour l’instant. Les débutants sont partis devant pendant que Marc finissait de fixer sa caméra sur son guidon. Il fera demi-tour au bout de 500m car il a oublié sa frontale, utile si nous pouvons passer le tunnel.

Pendant ce temps-là, le groupe avance dans la pente. C’est un peu particulier car on garde les repères du vélo de route et on a l’impression de se trainer. Il faut dire que ce n’est pas le terrain de prédilection de nos montures du jour. Les pneus mordent la route et ralentissent notre progression, mais leur adhérence nous sera utile sur plus de 10km.

Ma mémoire me trahi un peu car j’annonce que le plus dur est derrière nous alors que nous allons attaquer le kilomètre le plus difficile.

Martine et Christiane n’arrivent pas à remonter sur leur vélo du fait des développements trop courts et se font donc pousser au démarrage. Derrière nous le camion de l’équipement qui gravillonne généreusement la route est en train de nous rattraper.

Heureusement, nous allons bientôt bifurquer à droite direction la chapelle Sainte-Anne, là où commence la piste.

Le tronçon entre l’intersection et la chapelle est presque plat. On a même l’impression que la route descend, mais c’est un effet d’optique, quand on se met en roue libre, la vitesse décroit inexorablement.

Nous faisons une pause à la chapelle pour refaire les bidons et nous restaurer un peu avant de reprendre la route piste. La fontaine nous permet de nous rafraichir et de nous rincer car avec la transpiration, nous sommes couverts de sel.

Nous voilà maintenant parti pour un peu plus de 10km de piste. Une grande première pour 6 d’entre nous. Le début est assez simple et permet de s’habituer aux sensations qui sont différentes de la route.

Les petits développements rendent les redémarrages délicats pour les débutants et du coup certains doivent marcher avant de retrouver un tronçon plus plat pour se relancer. La piste alterne les tronçons plus ou moins faciles, un VTTiste averti ne se rendrait pas compte de la différence mais pour les débutants, le ressenti n’est pas le même.

Nous faisons une nouvelle pause au Pont du Bérard pour la photo autour de la borne. Il ne manque que Martine qui a filé devant sans s’arrêter, comme elle ne se sent pas très en forme, elle préfère prendre de l’avance, sachant que nous la rattraperons rapidement.

Après ce pont, il y a un nouveau passage raide avec deux virages en épingle à cheveux. Marc passe sans encombres, bien évidemment, pour le reste du groupe, chacun fait comme il peut, le plus souvent en alternant marche et vélo en fonction de la pente.

Enfin, un replat se présente, c’est bon signe car nous avons droit à un répit jusqu’à la cabane du Grand Parpaillon. Ce sera le dernier, donc il faut bien en profiter. Nous nous regroupons et nous ravitaillons un peu avant de continuer notre progression. Marc a mis à profit la pause pour s’amuser à franchir à plusieurs reprises le gué qui est en contrebas de la piste. Christiane semblait bien partie pour l’imiter, mais à finalement renoncé. Le reste du groupe n’est pas très joueur et est resté sur le pont.

Nous voilà maintenant dans les 6 derniers km de l’ascension, pas les plus tendres, mais le panorama nous récompense de nos efforts. Le degré d’aisance sur la piste est très variable dans le groupe. Evelyne a trouvé une technique pour se relancer quand elle met pied à terre, elle prend appui sur une roche ou carrément sur la montagne pour se donner l’impulsion qui lui assure la vitesse suffisante pour remettre les pieds sur les pédales. A l’inverse P’tite Tortue est totalement paralysée à l’idée que sa roue puisse être déséquilibrée par un caillou et se résigne donc à pousser son vélo.

Le groupe à l’assaut des 6 derniers km
Le groupe à l’assaut des 6 derniers km

Le groupe avance doucement mais surement. Nous faisons des pauses régulières pour nous regrouper et nous encourager mutuellement. La caméra de Marc est en panne de batterie, il ne pourra donc pas immortaliser son arrivée au sommet, je lui propose en plaisantant de faire demi-tour pour aller chercher sa seconde batterie qui est restée dans la voiture.

On monte doucement…
On monte doucement…

…mais sûrement
…mais sûrement

Nous sommes maintenant dans les lacets, les jambes commencent à être lourdes pour certains d’entre nous. Christiane et Martine sont à la peine, mais elles avancent quand même et gardent leur bonne humeur malgré la difficulté.

La vallée du Parpaillon en contrebas
La vallée du Parpaillon en contrebas

La vallée du Parpaillon en contrebas
La vallée du Parpaillon en contrebas

Evelyne a vu une carcasse d’animal sur le bord de la piste et se demande s’il s’agit d’une marmotte ou d’un mouton. Une chose est sure, ce n’est pas un VTTiste, c’est beaucoup trop petit.

Lors d’une pause, un petit mensonge sur l’altitude à laquelle nous sommes, ou plutôt une opportune et volontaire erreur de lecture de la carte, permet de maintenir le bon moral du groupe, car je sens que certains peinent vraiment et j’aimerai que tout le monde arrive au sommet.

On se rapproche inexorablement du sommet
On se rapproche inexorablement du sommet

Regard en arrière en direction du col de la Pare
Regard en arrière en direction du col de la Pare

Les sommets aux alentours
Les sommets aux alentours

Marc a filé devant à partir de la dernière épingle, tandis que je suis resté à attendre tout le monde. Je détaille la suite de la montée. Nous allons rentrer dans un premier vallon, assez long pour en ressortir sur le chemin que nous voyons à flanc de montagne. Là, nous nous enfoncerons dans un second vallon, moins profond, pour ressortir sur le chemin que nous voyons plus loin sur la montagne. A partir de là, ce sera gagné, une dernière épingle nous renverra en direction du tunnel. Il ne faut surtout pas s’inquiéter de ne pas voir le tunnel, il apparait vraiment au dernier moment.

Christiane et Martine sont à bout et nous annoncent qu’elles n’iront pas plus loin. Je n’arrive pas à les convaincre que le plus dur est derrière nous et que nous touchons au but.

Nous voilà donc repartis à 5, chacun à notre rythme, plus Marc qui caracole devant. On avance doucement, mais sûrement comme depuis la cabane du Grand Parpaillon. Le premier vallon est particulièrement long à traverser. C’est là que nous avions eu un troupeau de moutons gardés par des patoux lors de ma première ascension avec mon copain Rodolphe. Il reste quelques névés, mais ils ne débordent pas sur la piste.

Nous sortons enfin du premier vallon et rentrons dans le second. Je vois Marc qui est déjà en train de rejoindre la dernière épingle. Avant ça, il faudra passer un névé. J’attends pour m’assurer que tout le monde passe sans problème, ce qui est bien le cas. Je me rappelle que Migi m’avait bien aidé sur des névés,  il y a 3 ans lors de notre première tentative au Colle Sommeiller.

Philippe, P'tite Tortue et Evelyne avant la dernière épingle
Philippe, P'tite Tortue et Evelyne avant la dernière épingle

Fantomette franchi le dernier obstacle
Fantomette franchi le dernier obstacle

Nous voilà maintenant dans le dernier tronçon de la montée. Une ultime épingle et nous verrons le bout du tunnel. Je rejoins Evelyne qui est en vue du tunnel et constate que Martine et Christiane, dont l’abandon semblait définitif ont finalement décidé de continuer. Elles sont sorties du premier vallon et vont rentrer dans le second. Nous devrions donc bien être 8 au sommet.

Evelyne arrive en vue du tunnel
Evelyne arrive en vue du tunnel

Je fais demi-tour pour rejoindre Fantomette que je ne vois pas arriver. Quelques encouragements pour le dernier virage et elle va découvrir le tunnel. Alors que Fantomette arrive, je constate que Christiane et Martine ont fait demi-tour à l’entrée du dernier vallon. Je m’en veux de ne pas être allé au-devant d’elles pour les encourager et leur indiquer que le sommet était là, à portée de main…

Fantomette à une épingle du sommet
Fantomette à une épingle du sommet

Petit aperçu sur la montée et le col de la pare au loin
Petit aperçu sur la montée et le col de la pare au loin

Marc et moi sommes allés jeter un coup d’œil sur l’état du tunnel afin de savoir s’il était franchissable. Verdict : 10 à 15cm de glace, nous préférons renoncer à le franchir.

Le tunnel est bien verglassé
Le tunnel est bien verglassé

Nous sortons nos pique-niques et commençons à les manger. Nous apercevons plusieurs personnes sur la crête, en y regardant mieux, on s’aperçoit qu’elles ont des vélos et qu’elles s’apprêtent à descendre notre versant.

Le premier commence sur le vélo, mais en descend rapidement pour finir prudemment à côté. Ses trois compagnons le suivent, mais sont plus hésitants dans leur descente. Je dis à Evelyne que des cyclos qui passent le col par la crête, forcément, il y en a du club des Cent Cols. Bingo ! Quand le premier arrive et que la discussion s’engage, il nous confirme qu’ils sont tous les 4 membres des Cent Cols.

Après nous avoir pris en photo au sommet du tunnel, merci à Jean-Bernard et ses collègues, ils s’engagent dans la traversée du tunnel. Nous finissons notre repas avant de repartir à la descente.

La photo que j'avais toujours rêvé de faire (photo Evelyne, merci à elle)
La photo que j'avais toujours rêvé de faire (photo Evelyne, merci à elle)

Comme hier, je donne quelques conseils et on baisse les selles. Nous voilà parti pour 17km sans donner un coup de pédale ou presque. L’assurance vient petit à petit, mais le début est un peu laborieux pour les débutantes, Philippe bien que débutant et habituellement peu à l’aise dans les descentes sur route se découvre des talents de descendeur en VTT. P’tite Tortue fait le premier km à pied avant de prendre sur elle et d’oser enfourcher sa monture.

Petit aperçu de la descente
Petit aperçu de la descente

La descente est prudente, il ne s’agirait pas de faire une mauvaise chute et de devoir renoncer à la Bonette le lendemain. On fait des pauses régulières pour vérifier que tout le monde est bien là et qu’il n’y a pas de problèmes. Et à 18h, nous voilà au parking de la Condamine, fiers d’avoir gravi le mythique tunnel du Parpaillon et des images plein la tête…

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Mise à jour le Samedi, 14 Juillet 2012 06:21  

Commentaires  

 
# steffen marc 16-07-2012 22:11
salut Florian,

Merci pour ces commentaires, et pour ces photos, ce fut une superbe ascencion ! j'ai qaun même pu tourner quelques images avec ma caméra; j'essaierai de te les faire parvenir à l'occaion,

Bien à toi,
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# Saturnin 17-07-2012 12:40
Salut Marc,
Le Parpaillon est vraiment une superbe ascension. J'en ai découvert d'autres qui valent aussi le détour dans les environs (Mallemort, Vallonnet, les articles vont suivre d'ici peu). Et il m'en reste à explorer de l'autre côté du col de Larche (Pourriac et Valle Fauniera).
Pour les vidéos, je suis preneur, j'ai commencé un petit montage à partir des photos que j'ai, dans l'idée d'en faire un petit film pour l'AG de la fin de l'année. Si je peux inclure tes vidéos dedans, ce sera un plus.
A bientôt sur la route ou les chemins.
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