Dark Side of Myself

By Saturnin

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Les baraquements de Viraysse et le col de Mallemort

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Le vélo de route est au repos jusqu’à la fin de la semaine, j’ai décidé de ne me consacrer qu’à des cols muletiers jusqu’à la fin du séjour. Aujourd’hui le parcours doit m’emmener jusqu’aux baraquements de Viraysse et au col du même nom par le col de Mallemort, avec un retour par le col du Vallonnet, et si les jambes sont là, j’ai prévu de monter jusqu’au col Mirandol, au-dessus de Fouillouse.

Première constatation, quand je dois monter sur la piste qui s’élève au-dessus de l’Ubaye, la sortie d’hier (et sûrement aussi l’accumulation des jours précédents) se fait sentir, les jambes sont un peu lourdes. Le col Mirandol sort donc de mes objectifs du jour.

Je suis maintenant sur la piste qui monte au-dessus de la vallée de l’Ubaye pour rejoindre Meyronnes. C’est un tronçon de la Trans-Ubayenne. Il était autrefois fréquenté par les voitures, mais une barrière leur en interdit désormais l’accès. Il y a aussi un avertissement pour les vélos indiquant que la piste est incertaine en raison d’arbres qui peuvent barrer le passage. Un comble quand on sait que cette piste est officiellement le seul moyen légal pour les vélos (et encore, uniquement les VTT) de rejoindre le col de Larche depuis qu’un arrêté préfectoral interdit la route normale aux vélos en raison de risques d’éboulements.

Les troncs d’arbres annoncés ne barrent pas vraiment la piste, il y a bien des arbres couchés, mais ils n’obstruent que partiellement le passage. A aucun moment je ne serai obligé de mettre pied à terre pour passer. Certes, le mollet droit est éraflé, mais je n’avais pas envie de m’arrêter. A un moment un bruit sourd d'oiseau qui s'envole, je ne verrai pas ce que c'était comme oiseau, mais vu le bruit, c'était relativement gros, peut-être un grand-tétras...

Après une belle montée, j’arrive au point culminant de la piste, il coïncide avec la bifurcation pour rejoindre le fort de Roche-la-Croix. Ce sera pour une autre fois, et puis il est moins intéressant que les baraquements de Viraysse car il n’y a pas de col au-dessus.

J’amorce la descente sur Meyronnes, et ça pousse fort. La piste devient rapidement une route et j’arrive au village. Je retrouve les panneaux indiquant la piste VTT, mais cela ne correspond pas à ce que j’ai observé sur la carte, je la ressors et me fie à elle plutôt qu’aux panneaux. Je redescends donc jusqu’à la sortie de Meyronnes pour reprendre la route qui passe devant le centre de vacances. Cela devient rapidement une piste, et le chemin qui débouche sur ma droite semble être celui que les panneaux VTT indiquaient de suivre.

Me voilà maintenant en direction de Saint-Ours sur une belle piste qui ne monte pas trop. Deux chiens de berger se dirigent vers moi, je m’arrête pour qu’ils voient bien que je ne suis pas une menace pour le troupeau. Le berger qui a vu ça me remercie pour ce comportement qu’il trouve fort civil. La discussion s’engage car il lui semble m’avoir vu dans le Parpaillon l’an passé. Ce devait être un sosie car le Parpaillon ne figurait pas à mon programme 2011, mais à celui de 2010. Après nous être souhaité mutuellement une bonne journée, nous retournons à nos occupations, pose d’enclos pour lui et ascension de col(s) pour moi.

Je m'élève au-dessus de Meyronnes
Je m'élève au-dessus de Meyronnes

Le massif du Parpaillon à l'arrière plan
Le massif du Parpaillon à l'arrière plan

A Saint-Ours, je sors ma carte pour vérifier quelle piste je dois prendre. Vérification de pure routine car de nombreux panneaux de randonnées sont disposés. La pause est aussi l’occasion de me passer les bras et le visage sous l’eau, car il fait déjà bon et j’ai transpiré pour monter jusque là.

Peu après le hameau, je vois la piste qui vient du fort de Saint-Ours déboucher sur ma gauche. Bizarre, d’après la carte j’avais l’impression que ça ne passait pas. Il est temps que monsieur IGN repasse sur le terrain pour vérifier ses cartes…

J'ai passé Saint-Ours et je vais rejoindre la vallon du Riou Pinet
J'ai passé Saint-Ours et je vais rejoindre la vallon du Riou Pinet

Le chemin rentre au fond du vallon. Je me rappelle que dans les détails que j’ai demandé au Club des Cent Cols, on m’a bien expliqué qu’il fallait traverser le ruisseau avant de le remonter. Vu la configuration du terrain, il ne me serait pas venu à l’idée de prendre le sentier qui monte avant le ruisseau. Il est droit dans la pente, il a bien du monter en épingle à une époque mais l’érosion a obligé à modifier le tracé.

Arrivé à la cote 1925, je prends le chemin qui part à gauche. C’est beaucoup plus fréquentable que l'autre rive, je peux pousser tranquillement mon vélo. Oui, la pente conjuguée à l’enchainement fait que je ne suis plus sur mon vélo, mais à côté. Et je vais pousser sans discontinuer jusqu’en haut. Il faut dire que la remontée du Riou Pinet est assez raide. Les randonneurs que je croise me souhaitent bon courage tandis que je leur souhaite une bonne journée. Je me dis que la randonnée serait une activité sympa si je n’avais pas de vélo à pousser…

Voilà pourquoi il faut passer sur la rive gauche
Voilà pourquoi il faut passer sur la rive gauche

Un petit regard vers les sommets qui me dominent
Un petit regard vers les sommets qui me dominent

Les sommets de l'autre côté de la vallée de l'Ubayette
Les sommets de l'autre côté de la vallée de l'Ubayette

Un second passage à gué m’écarte du vallon du Riou Pinet, je l’avais deviné car le Rocher Piroulire que l’on doit contourner est facilement identifiable. Il n’est pas difficile d’imaginer qu’il doit y avoir des voies d’escalade, comme le mentionne la carte.

Première possibilité pour rejoindre le col du Vallonnet
Première possibilité pour rejoindre le col du Vallonnet

Je suis maintenant dans un vallon herbeux que j’imagine être un paradis pour marmotte. Effectivement, un rapide coup d’œil me permet d’en voir 3 dans les pentes devant moi. Un mouvement à la limite de mon champ de vision attire mon regard. Je cherchais les marmottes au loin alors qu’il y en avait une à moins de 5m de moi.

Un petit manège de quelques minutes va commencer. Je dégaine mon appareil photo et me rapproche tout doucement. La jeune marmotte est à la frontière entre la méfiance et la curiosité. Elle se doute bien que je suis un intrus qui n’a rien n’à faire ici, mais comme mon attitude n’est pas menaçante, elle reste à la sortie de son terrier à surveiller, rentrant ou sortant plus ou moins en fonction de mes rares mouvements.

Une jeune marmotte à la sortie de son terrier
Une jeune marmotte à la sortie de son terrier

Une fois que j’ai fait de belles photos, je reprends ma route pour rejoindre les baraquements de Vyraisse. Après avoir vu apparaître la batterie qui les surplombe, je les vois qui apparaissent devant moi. J’imagine l’effort que cela a du représenter pour les construire, le pire étant la batterie d’artillerie, située 270m plus haut sur la tête de Viraysse. Ces forts d’altitude sont toujours aussi fascinants pour moi (voir le Janus ou le Jaffereau, par exemple).

Je découvre la batterie de Viraysse...
Je découvre la batterie de Viraysse...

...puis les baraquements
...puis les baraquements

Le col du Vallonnet et les sommets aux alentours
Le col du Vallonnet et les sommets aux alentours

L'arrivée sur les baraquements de Viraysse
L'arrivée sur les baraquements de Viraysse

J’aperçois un maillot orange fluorescent au niveau du col que je vais rejoindre toujours en poussant le vélo. Si la piste est cyclable jusque-là, à condition d’avoir les jambes ce qui n’est pas mon cas en ce jour, le final est plus raide et moins large. Je pense que dans tous les cas, je serai passé à pied. J’arrive au col où je rejoints un couple de randonneur itinérant qui s’apprête à pique-niquer. Dans le bruit des éboulis rocheux venant de la Meyna, nous mangeons en discutant de la montagne et des animaux qu’il est possible d’observer.

Le col de Mallemort est là-haut
Le col de Mallemort est là-haut

La batterie de Viraysse 270m plus haut que les baraquements
La batterie de Viraysse 270m plus haut que les baraquements

Les baraquements en ruine
Les baraquements en ruine et le col du Vallonnet tout au fond

Paysage depuis le col de Mallemort
Paysage depuis le col de Mallemort

Les baraquements depuis le colde Mallemort et le col du Vallonnet tout au fond
Les baraquements depuis le col de Mallemort et le col du Vallonnet tout au fond

Eux repartent sur Larche tandis que je vais m’en retourner par la même route qu’à l’aller. J’ai renoncé à monter jusqu’à la batterie de Viraysse, il semble y avoir de la neige sur la piste pour y aller et vu la déclivité, je préfère ne pas me lancer sur cette pente, surtout seul. Et puis cela me fera une bonne raison pour revenir chercher le col de Viraysse.

Je redescends donc tranquillement, sur le vélo je le précise.  Le col du Vallonnet est très distinctement visible. Arrivé à la bifurcation pour le col du Vallonnet, je m’engage. J’ai pris quelques renseignements auprès des randonneurs avec qui j’ai mangé et qui m’ont dit que le sentier était bon. Le sentier est effectivement bon, mais le début est en dévers et me voilà à nouveau à pousser le vélo. Rapidement, je décide de renoncer estimant que j’avais assez poussé pour aujourd’hui. Je reprends donc la piste qui descend sur Saint-Ours.

A la descente, je retrouve ma marmotte de l’aller, et nous voilà reparti dans le même manège que quelques heures plus tôt. Je repars avec une nouvelle série de photos, prises d’encore plus près.

La même marmotte qu'à l'aller
La même marmotte qu'à l'aller

Je n’ai pas pensé à aller jusqu’au fort de Mallemort qui était à moins de deux kilomètres de la jonction avec la piste principale. Encore une raison supplémentaire pour revenir.

La descente sur Saint-Ours
La descente sur Saint-Ours

Au retour, je renonce à emprunter la piste et brave l’interdiction routière, comme tous les cyclos du coin, pour redescendre de Meyronnes à La Condamine-Chatelard. De là, je reprends la piste qui me ramène jusque Jausiers.

Alors que je suis en train de faire mes « devoirs de vacances », je vois arriver un couple de cyclo-randonneurs du Club des Cent Cols, Guy et Christine avec qui nous allons parler vélo toute la soirée. J’espère que le couple de québécois qui mangeait avec nous ce soir-là n’a pas été saoulé par nos histoires de vélo. Sur les 6 personnes à table, 4 sont cyclistes, nous n'avons donc fait que parler de vélo pendant le repas.

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Mise à jour le Mercredi, 25 Juillet 2012 12:24  

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