Dark Side of Myself

By Saturnin

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Fouillouse et le col du Vallonnet

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J’ai modifié mon programme initial pour m’éviter d’arriver « cramé » samedi. Le fait d’avoir renoncé au col du Vallonnet la veille me donne une bonne raison d’y aller aujourd’hui. Cela sera aussi l’occasion de remonter la vallée de l’Ubaye jusque Fouillouse car je ne connais pas encore cette route. J’ai vu quelques photos qui ont attisé ma curiosité.

Je pars quelques minutes après Guy et Christine et même s’ils ont des sacoches, je sais que je ne les rattraperai pas avec un VTT. Bernard, le 4ème cyclo dont il est question dans mon résumé de la veille est lui parti de l’autre côté pour aller faire les cols de Pontis et Saint-Jean.

Je remonte la vallée par la route, à cette heure-là il n’y a pas encore trop de circulation. Je bifurque ensuite direction Saint-Paul sur Ubaye, comme si j’allais gravir le col de Vars. Dans le village, je laisse la route du col à ma gauche et m’engage le long de l’Ubaye.

Le début n’est pas trop difficile, mais avec un VTT cela tire un peu quand même. Il faut attendre d’avoir passé Serennes pour que la route commence vraiment à s’élever. C’est d’ailleurs ce que m’avait dit Pierre du gite des Bartavelles.

Vue sur Saint-Paul sur Ubaye
Vue sur Saint-Paul sur Ubaye

Je suis surpris de devoir bifurquer à droite pour aborder vraiment la montée. J’avais oublié que la route se sépare en deux, l’une monte sur Fouillouse, l’autre rejoint Maljasset et le fond de la vallée de l’Ubaye.

Les sommets en montant sur Fouillouse
Les sommets en montant sur Fouillouse

A partir d’ici, la route monte vraiment, j’ai bien enregistré les indications que l’on m’a données et je sais que j’en ai pour environ 3 kilomètres. J’arrive au pont du Châtelet, impressionnant entre ces deux pans rocheux, mais comme il est à contre-jour, je renonce à faire des photos. Ce sera pour le retour.

Fouillouse est maintenant juste devant moi. Je brave le panneau de sens interdit qui est à l’entrée du village, vu qu’il y a des indications pour un parking de gite plus loin, j’imagine que ce panneau ne s’adresse qu’aux touristes montant ici pour leur départ de ballades.

A la sortie du village, je rejoins un groupe de 3 marcheurs. Je discute un peu avec eux, l’un d’entre eux a l’air de bien connaître la région et d’avoir fait pas mal de balades aux alentours. Je suis en train de vérifier sur ma carte que je dois bien rester sur la rive droite du torrent pour le moment. Il y a deux pistes qui partent sur la droite, et je repère laquelle est la bonne si je décide de monter au col Mirandol à mon passage au retour.

A la sortie de Fouillouse
A la sortie de Fouillouse

La piste est assez bonne, mais il y a quelques passages assez raides qui m’obligent rapidement à pousser. J’alterne ensuite les passages sur le vélo et le poussage. Globalement la piste reste cyclable jusqu’à la caserne de Plate Lombarde, mais il y a de bonnes pentes.

A partir de là, ce sera poussage, la piste devenant un sentier. Je n’ai pas le niveau technique suffisant pour enfourcher ma monture sur ce léger dévers. Tant pis, cela me permet de profiter des paysages.

Le col est facile à deviner dans le paysage. Il y a un autre col sur ma droite, le col sans nom qui est aussi un col sans chemin pour y monter. Nous sommes en pleine floraison et le paysage est assez coloré, ce qui n’est pas le cas plus tard en saison.

Vue sur le col sans nom
Vue sur le col sans nom

Sur ma gauche, il y a le Brec de Chambeyron qui est beaucoup moins impressionnant que lorsqu’on l’aperçoit de loin. Habituellement, il se détache des sommets aux alentours, un peu comme la Pierre Menta dans le Beaufortain, mais là je le vois sous un autre angle et il n’est qu’un sommet, le plus haut, dans un massif.

Le sentier et le col droit devant
Le sentier et le col droit devant

Le Brec de Chambeyron sur ma gauche
Le Brec de Chambeyron sur ma gauche

Je continue à pousser au milieu des fleurs sur un sentier qui commence à se raidir.  Le sommet n’est plus très loin, mais il me reste pas mal de dénivelé à franchir. Là, ça devient un peu galère. Je grimpe en poussant mon vélo comme je peux, sur un sentier en dévers au milieu des rochers. Heureusement que le passage n’est pas très long, en distance, en temps c’est plus long.

Le final, je sens que ça ne va pas être simple
Le final, je sens que ça ne va pas être simple

La frontière italienne est sur ces crêtes
La frontière italienne est sur ces crêtes

Le vallon à l'approche du col
Le vallon à l'approche du col

J’arrive enfin au col du Vallonnet. Du col j’aperçois la batterie de Viraysse, au-dessus du col de Mallemort que j’ai gravi hier. Je pose mon vélo contre la pancarte et m’avance un peu pour aller voir des lacs du Vallonnet. Les randonneurs rencontrés la veille m’ont dit qu’ils étaient très beaux. Mais comme ils sont un peu loin pour mon estomac – je commence à avoir faim – je retourne rapidement au sommet du col pour pique-niquer.

Le col de Mallemort et les baraquements de Viraysse
Le col de Mallemort et les baraquements de Viraysse

Le début de la descente est aussi galère que la montée, mais va plus vite. Je peux donc rapidement remonter sur mon vélo. Dans un premier temps, j’ai abaissé la selle au maximum et m’en sert comme d’une draisienne car je suis sur un simple sentier sur lequel je suis modérement en confiance.

Je  croise un couple de randonneurs qui m’indique qu’il y a des edelweiss en bordure du chemin un peu plus bas. Je m’arrête pour les chercher, mais en vain, je n’en verrai pas une seule. Apparemment, il y en a en abondance dans ce secteur, mais plutôt en partant en direction du lac des neuf couleurs.

Je distingue les restes des ruines de l'ancien fort de Plate-Lombarde
Je distingue les restes des ruines de l'ancien fort de Plate-Lombarde

J’arrive au fort de Plate Lombarde, ou plutôt ce qu’il en reste. A l’aller je suis passé sans m’apercevoir que deux tourelles émergeaient du sol. Ce sont des restes de la ligne Maginot, comme en témoigne l’indication « 1935 » à l’entrée de ce bunker. Je retrouve le randonneur rencontré ce matin qui connaissait bien la région. Nous discutons et au fil de la discussion j’apprends qu’il est lui aussi membre du Club des Cents Cols.

L'entrée d'un des bunkers
L'entrée d'un des bunkers

A partir de là, je retrouve une vraie piste et peux arrêter la draisienne. Je remets donc les pieds sur les pédales pour descendre jusque Fouilouse. Je continue ma descente jusqu’au fameux pont du Châtelet que je peux prendre en photo sans contre-jour.

Nouveau regard sur le Brec de Chambeyron, beaucoup plus impressionnant d'ici
Nouveau regard sur le Brec de Chambeyron, beaucoup plus impressionnant d'ici

Le gué et la piste qui part vers le col Mirandol
Le gué et la piste qui part vers le col Mirandol

Echantillon des couleurs de montagne à l'approche de Fouillouse
Echantillon des couleurs de montagne à l'approche de Fouillouse

Toujours le Brec de Chambeyron
Toujours le Brec de Chambeyron

La vallée de l'Ubaye en direction de Maljasset
La vallée de l'Ubaye en direction de Maljasset

La vallée de l'Ubaye direction Jausiers
La vallée de l'Ubaye direction Jausiers

Le pont du Châtelet
Le pont du Châtelet

Je rejoins ensuite Jausiers sans quitter la route. J’ai pu prendre les roues d’un groupe de belge au niveau de Gleizolles. Ils ont bien du se demander qui était cette individu en VTT qui les suivait jusqu’à La Condamine-Chatelard. Ils ont bifurqué pour monter jusque Sainte-Anne tandis que je filais sur Jausiers.

Le fort de Tournoux
Le fort de Tournoux

Le fort de Tournoux
Le fort de Tournoux

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Mise à jour le Mercredi, 25 Juillet 2012 12:24  

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