Dark Side of Myself

By Saturnin

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A bicyclette

Merano – Livigno, le Stelvio / Stelvihaut / Stelvieau

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Aujourd'hui, le parcours nous propose le fameux Stelvio, un col mythique, un des rares à pouvoir faire de l'ombre au Mont Ventoux dans l'imaginaire de beaucoup de cyclistes. Une histoire pas aussi tragique que le géant de Provence, mais il fut pendant longtemps le col le plus haut d'Europe.

Le temps est annoncé à l'orage, mais on espère bien passer entre les gouttes et les éclairs. La pluie à 2750m d'altitude, ça ne risque d'être frais. Une solution de secours est évoquée, en passant par l'Umbrailpass, 200m moins haut. Au réveil, le temps est correct, nous en restons donc au parcours prévu. En plus, on aurait été déçu, l'Umbrailpass est désormais intégralement goudronné (jusqu'en 2015, un tronçon de 1,5km était encore non bitumé).

Comme la route principale est très fréquentée, nous partons par les pistes cyclables. C'est assez tranquille et sympathique. Nous roulons au milieu des champs de pommiers de part et d'autre de la piste. Le parcours n'est pas très difficile pour le moment, même si nous ne faisons que monter depuis le départ. Un long faux-plat doit nous emmener jusqu'au pied du Stelvio.

La piste cyclable au milieu des pommiers
La piste cyclable au milieu des pommiers

 

Ried-im-Zillertal – Merano, retour en Italie par le Brenner et le Jaufenpass

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Ce matin au réveil, on a encore en tête les paysages d'hier, bien que ce soit une nouvelle journée qui nous attende. Nous ne sommes que 6 sur le vélo au départ Vanessa a rejoint Aurore dans la voiture afin de se ménager en vue de la montée du Stelvio qui nous attend demain.

Comme d'habitude, nous restons préférentiellement sur les petites routes. Nous sommes légèrement à flanc de montagne, ceci afin d'éviter Innsbruck qui se trouve dans la vallée. Une barrière en travers de la route ne nous arrête pas, la seconde non plus. On imagine des travaux ou une fête dans un village que nous pourrons traverser comme hier. Troisième barrière, cette fois-ci, il y a la maréchaussée, qui nous explique que nous ne pouvons pas passer.

La campagne autrichienne
La campagne autrichienne

 

Heiligenblut – Ried-im-Zillertall, Hochtor et Krimml, on en a pris plein les yeux

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Ceux qui sont passé l'an passé sur la RAA, que ce soit en vélo ou dans les voitures d'assistance, nous ont promis que nous en prendrions plein les yeux. En ouvrant les rideaux, un grand ciel bleu et le massif du Grossglockner nous en mettent déjà plein la vue. Le premier panorama place la barre assez haut, il va en falloir beaucoup pour dépasser ça.

Sympa la vue en ouvrant les rideaux
Sympa la vue en ouvrant les rideaux

 

Tarvisio – Heiligenblut, premiers tours de roues en Autriche

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Ce matin, le soleil a fait son retour, ce qui n'était pas gagné vu la pluie qui tombait hier soir encore. En conséquence, le départ se fait à la fraiche, d'autant plus que les premiers kilomètres sont descendants, une fois passé la petite bosse à la sortie de Tarvisio. Une longue descente en faux-plat nous emmène jusque Pontebba. Là nous marquons une petite pause pour retirer quelques épaisseurs en vue de la montée qui nous attend, le Nassfeldpass qui marque la frontière entre l'Autriche et l'Italie. Les cols italiens, on commence à connaitre, on sait que l'on va chauffer avec les forts pourcentages.

Comme on s'y attendait, c'est raide. Chacun grimpe à sa main. Le bas de la montée est assez encaissé et donc ombragé. Surprise, il y a un feu tricolore dans la montée. Je suis avec Patrick et Pascal, et nous l'avons au rouge. Nous repartons pour passer le tunnel en épingle à cheveu. Ce n'est jamais évident, même si en montée nos yeux ont plus le temps de s'acclimater à l'obscurité. A faible vitesse, il y a aussi un problème d'équilibre. J'accélère pour sortir au plus vite, Pascal me dira après coup qu'il a cru que j'allais finir par percuter la paroi du tunnel.

Le tunnel en épingle de la montée italienne du Nassfeldpass
Le tunnel en épingle de la montée italienne du Nassfeldpass

 

Tolmezzo – Tarvisio par la Slovénie

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Nouvelle belle étape en perspective aujourd’hui avec une incursion en Slovénie et le fameux Vrsic, mais avant, il faudra franchir le Sella Carnizza. En partant de Tolmezzo, nous avons quelques kilomètres de plat pour nous échauffer. Nous allons rouler doucement au départ car le GPS de la voiture est un peu capricieux et Aurore se retrouve sans sa précieuse assistance.

On roule tranquillement en discutant au fil des kilomètres, plutôt descendant. Comme hier, nous repassons la large vallée du Tagliamento. Pascal garde un œil derrière pour s’assurer que la voiture est toujours là. C’est bien le cas, malgré le GPS qui semble décidé à faire grève aujourd’hui.

La vallée du Tagliamento
La vallée du Tagliamento

 

Cortina d'Ampezzo – Tolmezzo, en évitant le Monte Zoncolan

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La journée s'annonce plus tranquille que la veille en terme de dénivelé, après 2j aux alentours de 4000m de dénivelé, on devrait se contenter de 3000. Par contre, dans ces 3000m, il y a un épouvantail appelé Monte Zoncolan.

Après 2 nuits dans des hôtels familiaux, nous étions cette fois dans un hotel d'une grande chaîne (Domina Vacanze, qui a sponsorisé une équipe cycliste il y a une 10aine d'année). Cortina d'Ampezzo étant un peu le Megève italien, j'imagine qu'il n'y a beaucoup de chaînes présentes et peu d'hôtels familiaux. Si les chambres étaient confortables, il faut reconnaître que le niveau de prestation était un peu limite : une connexion wifi par signaux de fumées dans le hall de l'hôtel uniquement, et surtout un petit déjeuner certes copieux, mais avec un service risible. Nous avions déjà eu de la peine à ranger nos 7 vélos dans le local la veille en arrivant.

Cela se voulait classieux, mais le personnel était complètement dépassé et les procédures ridicules. C'est la première fois que devions signer un document quand on nous a apporté nos boissons chaudes. Comme nous étions un groupe de 8, nous n'étions pas nécessairement à table en face de notre compagnon de chambrée, ce qui dérouta complètement les serveurs. En plus, comme les petits-déjeuners n'était servi qu'à partir de 7h30, ce qui fait tard pour ceux qui veulent randonner, tout le monde était là pour l'ouverture, rendant les serveurs encore plus dépassé par l'affluence.

Nous avons commencé la journée un peu agacé par cela. Gino s'est permis de faire remarquer que le service était un peu limite à un des serveurs pendant que celui-ci lui a rempli abondamment son assiette de fromage et de charcuterie, certainement dans l'espoir d'acheter son apaisement, mais sans succès. Enfin, cela reste anecdotique et nous avons rapidement rit de la situation en chargeant la voiture.

Pascal nous a informé au réveil qu'il avait modifié le parcours pour nous faire passer vers le lac de Sauris alors que nous devions auparavant rester plus au Nord pour redescendre directement sur Ovaro et le Zoncolan. Là, le Zoncolan sera un peu à l'écart du tracé, il faudra revenir dessus, mais nous devrions avoir moins de circulation.

Au départ nous sommes sur des routes que j'ai déjà emprunté lors du séjour dans les Dolomites l'an passé. Nous gravissons le Passo 3 Croci, il présente de bonnes rampes qui ne m'avaient pas marqués l'an passé. Il faut dire que nous l'avions passé tranquillement et que c'était le jour des 3 Cime di Lavaredo, une des montées les plus dures que je connaisse. Du coup, les quelques rampes à 12% du 3 Croci avaient été oubliées par rapport à celles à 16% des 3 Cime.

Cortina d'Ampezzo est une station huppée et touristique et les routes alentours sont très fréquentées pour se rendre au départ des balades. Ca circule pas mal tout au long de la montée. Je reconnais le lac où il y a la fontaine, mais cette fois-ci, pas besoin de nous y arrêter, nous venons à peine de partir. Nous retrouvons Aurore au sommet qui a réussi à trouver une place parmi les bus et les voitures garées un peu partout. Il y a aussi beaucoup de randonneurs qui sont sur le départ avec leurs sacs à dos.

Paysages dolomitiques vers le passo 3 Croci
Paysages dolomitiques vers le passo 3 Croci

 

Canal San Bovo – Cortina d'Ampezzo, journée au cœur des Dolomites

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Après la grosse journée de la veille, c'est à nouveau un programme conséquent qui nous attend aujourd'hui avec près de 120km et environ 4000m de dénivelé réparti sur 5 montées : le passo Gobera, le passo Cerada, le passo Duran, le passo Staulanza et pour finir le magnifique mais difficile passo Giau. En même temps, nous sommes dans les Dolomites, il ne fallait pas s'attendre à y trouver beaucoup de plaine.

Dès le départ, nous franchissons le passo Gobera, une montée d'un peu plus de 4km mais sans gros pourcentages, juste histoire de nous échauffer en vue de la suite. La montée comporte de nombreux lacets et s'avère agréable. Nous marquons une petite pause au sommet pour nous regrouper et nous équiper en vue de la descente, il fait encore frais ce matin. La descente est prudente, toujours en raison de l'état des routes italiennes, il faut aussi rajouter une succession d'épingles dans la seconde moitié.

C'est parti pour le Passo Gobera
C'est parti pour le Passo Gobera

 

Bassano del Grappa – Canal San Bovo par le Monte Grappa

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Après le petit échauffement de la veille, nous allons rentrer aujourd'hui dans le vif du sujet. L'étape fait plus de 130km, jusque-là ça va, mais les 3 cols à gravir (Monte Grappa, Croce d'Aune et Brocon) portent le dénivelé à plus de 4000m. Et nous allons être très rapidement dans le vif. A peine le temps de traverser Bassano del Grappa et nous voilà dans sur les pentes du Monte Grappa.

Vu la distance (19km) et le dénivelé (1500m), c'est un équivalent du Mont-Ventoux. La principale différence vient de la végétation, le côté que nous allons gravir est assez ombragé, Ici pas de sommet désertique, et la station météo est remplacée par un cimetière militaire.

Dès les premières rampes, Pascal file devant, Jacky aussi. Gino est un petit peu derrière et nous grimpons à 4, Vanessa, Patrick, Philippe et moi séparé de quelques mètres. Nous ne grimpons pas par la route principale et nous sommes tranquilles. D'autres cyclos sont en train de grimper également, nous les rejoignons et les saluons.

Au fil de la montée, on prend le temps de profiter des points de vue sur la plaine que les trouées dans la végétation nous offrent. On s'aperçoit rapidement à quel point la route s'élève vite sur cette route en épingle.

Au fil des kilomètres, je vais me mettre à flancher sans vraiment comprendre pourquoi. J'ai l'impression que le cardio se met à plafonner comme si j'avais déjà plusieurs jours de vélo dans les jambes. Mon allure ralentit et je laisser filer le reste du groupe. Frustrant de ne pas avoir les jambes qui répondent alors que je suis mieux entraîné que je ne l'ai jamais été.

On s'élève rapidement au-dessus de la plaine
On s'élève rapidement au-dessus de la plaine

 

Venise – Bassano del Grappa

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La première journée de vélo commence par une grasse matinée. Avec seulement 65 km à parcourir aujourd'hui, nous prenons notre temps. Nous avons les chambres jusque 10h30 et avons décidé de ne les libérer qu'au dernier moment pour ne pas attendre dehors.

10h30, nous sommes tous sur le parking derrière l'hôtel avec nos bagages. Nous faisons les dernières vérifications sur les vélos. Vient ensuite le chargement de la voiture, c'est Pascal qui s'en occupe, vu comment il agence tout pour que tout rentre au mieux, je pense que c'est un champion de Tetris.

Pour patienter un peu, certains seraient bien aller s'acheter des gelati en face, mais la boutique est fermée. La machine est tombée en panne cette nuit, elle est en train de redémarrer, mais il faut encore attendre quelques heures. Même si nous avons le temps, nous n'en avons pas suffisamment.

Pascal répare une crevaison sur son boyau avec une bombe anti-crevaison. Après cette ultime intervention sur nos vélos, nous voilà prêt à partir direction Bassano del Grappa. On se doute que ce ne sera pas l'étape la plus intéressante du séjour. Nous allons traverser la plaine, et malgré les efforts pour éviter les grands axes, nous risquons d'avoir pas mal de circulation. Nous voilà tous les 8 prêts à partir. Sur le vélo : Vanessa, Pascal, Jacky, Patrick, Philippe, Gino et moi. Dans la voiture : Aurore et le précieux GPS.

Malgré cela, on ne s'en sort pas trop mal, Pascal a dégotté des toutes petites routes tranquilles qui permettent des répits dans la circulation. Par contre, il faut être très attentif aux GPS pour la navigation car ce n'est pas toujours évident de deviner d'où elles partent, on a vite fait de passer devant sans même les voir. Cela nous arrivera une paire de fois. Aurore au volant de la voiture aura le même souci que nous. Sur une étape comme celle-là, plate et courte, ce n'est pas très gênant, on aurait presque pu se dispenser de la voiture et nous retrouver directement à l'arrivée.

Des petites routes...
Des petites routes...

 

Prélude au Big Projet : tourisme à Venise

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Avant d'envisager de rentrer à Mulhouse en vélo, il faut bien aller jusque Venise, c'est comme ça que nous allons commencer notre aventure. Vanessa et Pascal sont partis en voiture tôt ce matin, pour le reste du groupe, l'avion décolle vers 13h00, pour une arrivée à Venise à 14h15. Tout le monde est très en avance à l'aéroport et on flâne tranquillement en attendant l'embarquement. Le vol se passe sans encombre. J'ai bien une place côté hublot, mais je ne suis pas du bon côté pour voir Venise et sa lagune lors des virages d'approche, tant pis, nous aurons le temps de visiter cet après-midi.

Venise
Venise

 


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