Dark Side of Myself

By Saturnin

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Heiligenblut – Ried-im-Zillertall, Hochtor et Krimml, on en a pris plein les yeux

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Ceux qui sont passé l'an passé sur la RAA, que ce soit en vélo ou dans les voitures d'assistance, nous ont promis que nous en prendrions plein les yeux. En ouvrant les rideaux, un grand ciel bleu et le massif du Grossglockner nous en mettent déjà plein la vue. Le premier panorama place la barre assez haut, il va en falloir beaucoup pour dépasser ça.

Sympa la vue en ouvrant les rideaux
Sympa la vue en ouvrant les rideaux

Le départ se fait à la fraiche, nous sommes à près de 1400m d'altitude. Vu la fréquentation, nous ne voulons pas partir trop tard pour éviter d'avoir trop de circulation sur cette magnifique route de haute montagne. Vu les paysages, le péage ne dissuade pas grand monde. Une belle descente pour quitter le gite et nous voilà parti pour la montée du Hochtor.

Rapidement, on remercie Pascal d'avoir coupé la montée en 2 avec l'étape à mi-pente, car ça grimpe sévère. Le compteur affiche régulièrement 10% ou plus. Une courte descente, juste avant la bifurcation pour le panorama du Grossglockner, vient entrecouper l'ascension avant que la pente ne reparte de plus belle. Un 10km, nous allons monter près de 1000m de dénivelé, ce qui en prenant en compte la descente fait une pente à plus de 10% de moyenne.

Comme à chaque fois, chacun grimpe à sa main, tranquillement. On profite pleinement des paysages, c'est déjà grandiose. J'imagine ce qui nous attend de l'autre côté du tunnel, je m'attends à une vue sur les glaciers du Grossglockner. Mais on n'en est pas encore là.

Nous dépassons quelques cyclo-randonneurs qui sont en train de replier leur tente. Il fait encore bien frais, je leur demande si la nuit n'a pas été trop froide. Vu la réponse, ils avaient de bons duvets, mais semblent content de repartir malgré tout.

J'ai l'impression d'être seul dans l'immensité montagneuse. Je m'amuse à deviner par où passe la route. Plusieurs chemins me trompent et la route part sur la gauche alors que je la pensais partir à droite. Il doit y avoir à faire aussi en VTT dans le secteur.

Ce n'est pas la route, mais une piste qui part en direction d'autres sommets
Ce n'est pas la route, mais une piste qui part en direction d'autres sommets

A l'approche du final, j'aperçois un cyclo devant, je pense que c'est Jacky, Pascal devant plus loin devant. Les nuages qui commençaient à arriver peu après notre départ sont maintenant accrochés sur les sommets.

Quand je vous dis que ça grimpe fort
Quand je vous dis que ça grimpe fort

J'aperçois Pascal qui guette l'arrivée de tout le monde et qui mitraille avec son appareil photo. Le panneau lumineux à l'entrée du tunnel annonce à peine 3°C. Je passe à la voiture pour m'équiper pour la descente, nous ne sommes pas tout à fait au sommet, mais le gros de l'ascension est derrière nous. Et je m'engouffre dans le tunnel.

Panorama à l'entrée du tunnel du Hochtor
Panorama à l'entrée du tunnel du Hochtor

En en débouchant, je suis un peu déçu, c'est le brouillard qui règne, il faut attendre quelques instants pour que les nuages s'écartent et que la vue devienne grandiose. J'imagine ce qu'ont ressentir les participants de la RAA en découvrant cela. Pascal m'expliquait que cette rude montée arrivait autour du 1000ème kilomètre du parcours. Même en faisant des efforts, je n'arrive pas à concevoir de grimper ce que vous venons de gravir avec déjà 1000km dans les jambes et encore 1000 à parcourir.

De l'autre côté du tunnel
De l'autre côté du tunnel

En attendant, je profite des paysages en descendant tranquillement. Un second tunnel marque le passage du Mittertörl. La route redescend ensuite vers un lac ou nous nous regroupons pour faire quelques photos. Par hasard, nous tombons sur un couple de français de passage dans le secteur. Même s'ils sont en voiture, ils trouvent aussi les paysages époustouflants.

Un paysage époustouflant
Un paysage époustouflant

Avant d'amorcer pour de bon la descente, il faut déjà contourner l'éperon rocheux du Törlkopf, une bonne montée, bien que courte. Une petite descente nous amène à la bifurcation de l'Edelweissspitz, où se trouve le Fuscher Törl. Gino et Jacky font l'impasse sur ces 2km d'ascension pavée. Un peu comme si quelqu'un avait eu l'idée de reconstruire le mur de Grammont à 2400m d'altitude. J'exagère, les pavés sont bien meilleurs ici que dans le mur. La vue à 360° au sommet est encore sublime, même si avec les nuages qui s'obstinent à s'accrocher aux sommets nous ne pouvons en profiter pleinement.

Direction le Fuscher Törl et l'Edelweissspitz
Direction le Fuscher Törl et l'Edelweissspitz

La montée pavée de l'Edelweissspitz
La montée pavée de l'Edelweissspitz

La crête qui part de l'Edelweissspitz
La crête qui part de l'Edelweissspitz

A partir de là, nous avons droit à une longue descente qui offre encore de jolis points de vue. Sur notre gauche nous apercevons parfois les longues des glaciers qui surplombent la vallée. Un peu comme ce que l'on peut observer en montant sur Val d'Isère après Bourg-Saint-Maurice, mais en plus vert. J'apercevrais aussi un tyrollien en costume typique chemise et culotte de cuir, dont le coupé dernier cri était arrêté sur le bord de la route. En quelque sorte, un mélange de tradition et de modernité.

C'est parti pour la descente
C'est parti pour la descente

La langue d'un glacier semblant descendre du ciel
La langue d'un glacier semblant descendre du ciel

En un peu moins de 13km, nous avons perdu plus 1200m d'altitude, ce versant ne semble pas être plus facile que celui que nous avons gravi. Nous nous retrouvons tous au niveau du péage et on en profite pour quitter des épaisseurs. Moins de 5°C au sommet, mais plus de 25°C en bas, l'amplitude thermique est importante.

Des cascades impressionnantes
Des cascades impressionnantes

La suite de l'étape s'avère un peu moins intéressante, nous en avons tellement pris plein les yeux là-haut, que la vallée me parait quelconque. Heureusement, un petit imprévu va venir nous distraire, alors que Pascal avait prévu de nous prendre une route à flanc de colline, il s'avère qu'une barrière barre celle-ci. On regarde donc les GPS pour trouver une solution. Il semble y avoir une piste cyclable après le pont. En cherchant à la rejoindre, on se trompe et nous voilà sur une bretelle d'accès à une voie rapide. Un rapide, mais prudent, demi-tour et nous finissons par trouver la bonne route.

On longe la rivière, on s'en écarte, on revient la longer. Nous sommes plus tranquille ici que sur la route principale. Mais il va bien falloir la rejoindre, la piste cyclable ayant ses limites. La vallée se rétrécissant, nous n'avons d'autre choix que de reprendre la seule route de la vallée. On en profite pour faire la pause méridienne à la sortie d'un village.

Chateau de Burg Kaprun
Chateau de Burg Kaprun

Un peu plus loin, une route barrée va nous faire hésiter sur la décision à prendre. Finalement, nous bravons l'interdiction, celle-ci est due à la fête dans le village. Nous traverserons au ralenti, c'est plus embêtant pour la voiture qui doit trouver une autre solution. Au moment où nous passons, l'orchestre tyrolien ne joue pas, mais nous avons l'occasion d'admirer leur costume traditionnel.

Orchestre tyrolien dans la traversée de Mittersill
Orchestre tyrolien dans la traversée de Mittersill

On se rapproche de Krimml et nous allons découvrir la magnifique cascade qui domine la ville. Des grands parkings sont aménagés pour permettre au touriste et au marcheur de stationner. Il est possible de monter à pied jusqu'au sommet de la cascade. La route, elle, monte sur le versant opposé et offre des jolis points de vue sur l'ensemble de la cascade de près de 400m de haut. A la faveur des arrêts pour prendre des photos, le groupe monte en ordre de dispersé. Je rejoins Gino et je lui annonce plus que 2km. Je m'aperçois quelques centaines de mètre plus loin que je me suis emmêlé les pinceaux, en réalité, il y a encore 4km pour atteindre le sommet du Gerlospass. A force de jouer avec les échelles sur le GPS, je n'avais pas vu que je n'étais plus sur mon réglage habituel.

On commence à découvrir la cascade de Krimml
On commence à découvrir la cascade de Krimml

La cascade de Krimml
La cascade de Krimml

La cascade de Krimml et les sommets
La cascade de Krimml et les sommets

La montée est rude, mais par rapport à nos 10 premiers km de ce matin, les pentes sont raisonnables. Au col, un nouveau péage nous attend. Philippe qui voulait boire un café file devant jusqu'au prochain café qu'il trouvera, pendant que le reste du groupe se rassemble. Maintenant, il n'y a plus de difficulté jusqu'à l'arrivée, quelques kilomètres à flanc de montagne avant de plonger dans la vallée du Ziellertal.

Nous retrouvons Philippe attablé à une terrasse un peu plus loin, il a une magnifique vue sur le lac artificiel de Durlassboden, lui-même surplombé par les sommets enneigés et les glaciers. On en aura vraiment pris plein les yeux aujourd'hui. Les étapes précédentes étaient déjà belles, mais celle-là est vraiment un ton au-dessus.

Le lac de Durlassboden et les sommets
Le lac de Durlassboden et les sommets

Nous repartons tous ensemble pour le final. La descente est bien agréable, mais si sinueuse. Un peu de vent de face nous cueille dans la vallée. Encore une fois, c'est Pascal qui prendra le vent pour nous, jusqu'à notre arrivée à Ried-im-Zillertall.

La vallée de la Ziller
La vallée de la Ziller

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