Dark Side of Myself

By Saturnin

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Ried-im-Zillertal – Merano, retour en Italie par le Brenner et le Jaufenpass

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Ce matin au réveil, on a encore en tête les paysages d'hier, bien que ce soit une nouvelle journée qui nous attende. Nous ne sommes que 6 sur le vélo au départ Vanessa a rejoint Aurore dans la voiture afin de se ménager en vue de la montée du Stelvio qui nous attend demain.

Comme d'habitude, nous restons préférentiellement sur les petites routes. Nous sommes légèrement à flanc de montagne, ceci afin d'éviter Innsbruck qui se trouve dans la vallée. Une barrière en travers de la route ne nous arrête pas, la seconde non plus. On imagine des travaux ou une fête dans un village que nous pourrons traverser comme hier. Troisième barrière, cette fois-ci, il y a la maréchaussée, qui nous explique que nous ne pouvons pas passer.

La campagne autrichienne
La campagne autrichienne

Karlskirche à Volders
Karlskirche à Volders

Dommage, nous avons grimpé sur la colline pour rien. On se penche sur les GPS pour trouver un itinéraire alternatif sans retourner sur Innsbruck, Vanessa avec la carte nous propose des solutions. Dès que l'on quitte l'itinéraire prévu, c'est plus simple pour Aurore d'avoir un co-pilote. Et nous voilà reparti, nous traversons des vallées fortes agréables, mais avec des bons raidards pour en sortir.

Des jolies vallées qui n'étaient pas sur le parcours initial
Des jolies vallées qui n'étaient pas sur le parcours initial

Un dernier bon gros raidard et nous devrions basculer dans la vallée qui mène au Brennerpass. Sauf que nous voyons revenir Jacky qui était quelques encablures devant nous. Il nous annonce que ça ne passe pas, la route se transforme en piste. Comme on n'a aucune idée de la durée de ce passage, il est plus prudent de faire demi-tour.

Vue sur les sommets avant de faire demi-tour
Vue sur les sommets avant de faire demi-tour

Gino qui avait les jambes un peu lourdes décide lui aussi de finir dans la voiture. Pas question de se brûler les ailes aujourd'hui et de devoir renoncer au Stelvio pour lui non plus. Un peu plus loin, nous retrouvons la route par laquelle nous aurions dus arriver.

Nous finissons par rejoindre la bonne vallée, celle qui monte au Brenner et permet de rejoindre l'Italie. Nous sommes sur une route en balcon qui monte doucement. Nous voyons la route principale de l'autre côté de la vallée, et surtout l'autoroute et ses nombreux ouvrages de génie civil.

La montée est longue, irrégulière mais pas trop dure, les pentes ne sont jamais très fortes. Le vent légèrement favorable doit nous aider. La vallée se resserrant, nous finissons par passer sur l'autre versant et rejoindre la route principale.

On retrouve des façades peintes
On retrouve des façades peintes

Comme tout à l'heure, Jacky qui était devant le groupe revient en nous disant que lui ne passe pas par le parcours prévu, mais nous propose d'aller voir quand même pour que nous nous fassions notre propre idée. Devant le mur qui nous fait face, nous nous rangeons à son avis et restons sur la route principale. Finalement, elle n'est pas trop passante. Nous dépassons un couple de cyclos en maillot rétros.

Finalement, on va rester sur la route principale
Finalement, on va rester sur la route principale

La fin de la montée sera menée tambour battant. Le vent dans le dos, les pentes modestes, autant d'ingrédients qui incitent à la vitesse. Bref, c'est sur la plaque que nous arrivons au sommet et à la frontière.

Le sommet est assez surprenant, on a presque l'impression d'être dans une galerie marchande, il y a des boutiques de part et d'autre de la rue. Au moins, nous n'aurons pas de problème pour aller boire un café après nos sandwiches.

En repartant, nous repassons les 2 cyclos en maillot vintage. On laisse la gare à notre gauche et nous voilà dans la descente du versant italien. Une petite pause sur le bas-côté et nous décidons de nous engager sur la piste cyclable. Entre-temps, nos 2 cyclos sont repassés devant nous. Nous allons les doubler pour la 3ème fois en peu de temps. Ils doivent finir par se demander ce que nous faisons à nous arrêter en permanence.

Ils vont d'ailleurs nous dépasser une dernière fois au moment où nous nous arrêterons pour décider si nous persistons ou non sur la piste cyclable. Celle-ci semble s'écarter de la route, il y a de grande chance que cela rejoigne plus loin, comme cette piste est une ancienne voie ferrée reconvertie (sur nos GPS, c'est encore marqué de cette manière), elle doit bien rejoindre la vallée. La descente est raide et étroite, mais nous rejoignons la route principale.

Encore une belle montée à franchir avant de rejoindre Merano, le Jaufenpass. Il fait chaud dans la vallée au moment d'amorcer la montée. La montée est longue et assez pentue, heureusement toute la première partie est en forêt. Chacun prend son allure et nous voilà parti. Je vais faire la première partie de l'ascension avec Philippe, en regardant le GPS, je suis surpris par nos vitesses ascensionnelles après 7j d'efforts.

Panorama dans la montée du Jaufenpass
Panorama dans la montée du Jaufenpass

Philippe a pris quelques longueurs d'avance, je le rejoins un peu après et lui indique de ne pas m'attendre. S'il a peu apprécié le Brenner, il est plus à l'aise sur ces pentes et va filer devant. La voiture est garée dans une des épingles de la deuxième partie de la montée et nous y passons dans une ambiance de Tour de France, ou de Giro, nous sommes en Italie. Aurore, Vanessa et Gino m'indiquent plus que 4.5km, je leur demande si c'est sûr, en faisant référence aux informations erronées données hier par erreur à Gino.

Sommet du Jaufenpass en vue
Sommet du Jaufenpass en vue

Nous sortons de la forêt et apercevons une auberge au milieu des remontées mécaniques. A partir de là, plus que 2km pour arriver au sommet du col. On profite du soleil et du point de vue en attendant que tout le monde arrive. A partir de là, nous n'avons plus qu'à nous laisser glisser jusque Merano.

Panorama depuis le Jaufenpass
Panorama depuis le Jaufenpass

Sauf que finalement, la descente ne va pas être une partie de plaisir. Je vais me retrouver coincé derrière un conducteur allemand manifestement peu habitué aux routes de montagne. Comme la descente est assez sinueuse, je vais mettre plusieurs kilomètres à le dépasser. Pascal et Jacky auront eu le même souci, mais dans une zone où le dépassement était plus aisé.

Nous nous regroupons à l'entrée de Merano pour arriver tous ensemble à l'hôtel. Celui-ci est très classieux. Après la douche et la séance d'électrostimulation et avant l'excellent repas, je repasse au garage pour changer le pneu arrière qui a son quota de kilomètres. La météo de demain est incertaine, et je n'aimerai pas me faire de frayeur dans la descente du Stelvio à cause d'une crevaison ou réparer sous la pluie. Je vais me battre pendant 25 minutes pour sortir le pneu usagé de la jante, puis pour mettre le nouveau. On voit que quand monsieur Campagnolo crève, ce n'est pas lui qui répare...

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