Dark Side of Myself

By Saturnin

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Brevets, Cyclo-montagnardes et Cyclosportives

Ardéchoise Vraiment Mouillée

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Voilà l'un de mes gros objectifs de la saison : 280km et 5400m de dénivelé, et surtout des barrières horaires un peu difficile à passer, notamment à partir du Mont Gerbier de Jonc. J'ai fait mes calculs, en fonction du dénivelé sur chaque tronçon, si cette barrière semble franchissable dans les délais, celles de Saint-Martin-de-Valamas et de Freydaparet (là où la route est privatisée, après le ravitaillement par Saint-Agrève) seront plus délicates à passer selon moi. Pourtant, lorsque j'en discute avec d'autres participants expérimentés, tout le monde ne me parle que de la barrière horaire du Mont Gerbier de Jonc.

Avec Alain, nous arrivons dans l'après-midi, on en profite pour saluer les copains qui sont au camping à Saint-Victor. Il y a là Valex (avec qui nous avons fait des brevets et Paris-Brest-Paris en 2011), Pierre (un des participants au Stockholm – Morbier) et Valérie, qui m'avaient hébergés pour l'évènement vélo au Castellet. Il ne manque que Christophe, que nous avons manqué de peu. On discute et on partage le café avant de filer faire un tour à Saint-Félicien sur le village des exposants. C'est aussi l'occasion de croiser Stéphane avec qui j'avais fait la Haute Route Alpes.

Nous filons ensuite rejoindre Georges, avec qui nous avons fait le Défi Bugiste la semaine passée, qui nous héberge dans sa maison de famille à quelques kilomètres de là. Le repas est convivial, nous sommes une douzaine à table, et la sauce des pates toujours aussi bonne, donc comme la semaine dernière, je me ressers et je mange trop.

Le petit-déjeuner est un bon moment, on rigole, cela évite de trop penser à ce qui nous attend. Le relief est impressionnant, mais il y a aussi la météo à prendre en compte. Des averses sont annoncées pour la journée, même si au matin, le ciel n'a pas l'air trop menaçant. Comme nous sommes sur un départ semi-prioritaire, nous quittons la maison un peu avant le reste du groupe en souhaitant bonne route à tous.

Malgré notre avance, nous arrivons juste à temps pour prendre le départ. Nous arrivons dans le sas quand le départ vient juste d'être donné. En arrivant côté Lalouvesc, ça manquait un peu d'indication et les bénévoles n'avaient pas toujours les infos pour nous renseigner. J'imagine que c'est mieux indiqué par l'autre côté puisque c'est par là qu'arrivent la majorité des participants.

Le parcours du jour
Le parcours du jour

 

Evènement Vélo 2016 au Castellet

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Tourner en rond pendant 24h, dit comme ça, ça ne fait pas rêver. Mais l'idée de voir la distance qu'il était possible de parcourir en 24h était dans mon esprit depuis quelques temps. La création de l'évènement vélo sur le circuit du Castellet l'an passé, plus proche que Le Mans et moins vire-vire que les 24h de l'INSA, a fini de me convaincre de prendre le départ cette année.

Je suis donc descendu sur Le Castellet vendredi soir. J'ai retrouvé là-bas Pierre (un des participants de l'épopée suédoise) et Valérie qui m'avaient réservé une place dans leur camping car, merci à eux. Quand j'arrive, ils sont en plein discussion avec deux autres membres du Team Cyclosportissimo, Thomas et Thierry. Comme aucun d'eux n'avait pu être à l'AG en février, c'est l'occasion de faire connaissance.

Chacun retourne manger dans son camping-car et nous ne trainons pas trop. Pas question de prendre le départ en déficit de sommeil. En ce qui me concerne, ce sera sans doute le cas malgré tout, depuis une dizaine de jour, je dors mal. De quoi revoir mes objectifs à la baisse. Je sais d'après mes temps sur des BRM 400 que les 500km sont un minimum. Ici, pas de contrôles, on s'arrête quand on veut, un tour ne fait que 3,8km, on ne transporte que le strict minimum sur soi, la piste est bonne. Toutes les conditions sont réunies pour maximiser la performance. Dans un coin de ma tête, j'ai le chiffre de 600km, mais je le pense difficile à atteindre...

Le matin, il n'y a plus qu'à préparer ses affaires. Les autres membres du team arrivent les uns après les autres Laurent Road Rocker, accompagné d'Eric Leblacher qui sera dans le même box que nous, Jérôme, Jacques, Sergio, Michel, Greg et Laurent du CT Lyon, Jean-Luc. Hervé est dans un autre box, avec son club de Sanary.

Chacun se prépare tranquillement. L'épreuve de vélo elliptique est maintenant finie, la piste est ouverte, on peut aller faire quelques tours de reconnaissance. Le revêtement est très bon, mais comme dans mon souvenir, il n'y a quasiment pas un mètre de plat sur un tour. La ligne droite des stands est en descente, un coup de frein pour le virage à droite, ensuite on remonte vers la double chicane qui comporte une petite descente, puis c'est la ligne droite du Mistral. Au bout, la courbe de Signes annonce la descente dans le double virage à droite du Beausset, qui se referme, en sortie on remonte pour redescendre durant l'enchainement de courbes Bendor (gauche), Village (droite) et Tour (gauche). Un coup de frein (le deuxième sur un tour) pour le virage du Pont (droite) et nous voilà à nouveau dans la ligne droite des stands.

Le Team Cyclosportissimo avant le départ #OnRoulePourELA (merci Laurent M pour la photo)
Le Team Cyclosportissimo avant le départ #OnRoulePourELA (merci Laurent M pour la photo)

 

Une bonne descente (Audax Lyon-Provence)

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Aujourd'hui, encore un petit 200km au programme, mais à allure Audax pour changer un peu. Le départ est très matinal, 5h, et je suis là en bien en avance. Je fais parti des capitaines de route, il ne s'agirait pas que le groupe soit en retard par ma faute. Certains participants sont déjà quand j'arrive, comme Christophe ou Fred. Alain et Yann vont arriver peu après. On discute et on va signaler notre présence à Gilbert qui pointe les présents. Nous sommes prêts à partir, j'ai demandé à Christophe et Jean-Claude de prendre la direction du groupe jusqu'à la première pause. Christophe et Jean-Claude sont des habitués des Audax, idéal pour donner l'allure sur ce premier tronçon. Jean-Claude a officié 15j plus tôt sur l'Audax du Pépère-Club.

Avec Alain, nous nous installons à l'arrière du groupe pour jouer le rôle de serre-file. J'en profite pour discuter avec Marc, un éminent membre du club des Cent Cols que je ne connaissais que de nom malgré que nous soyons lyonnais tous les 2.

Le départ est assez urbain, et les feux vont scinder le groupe en 2 à plusieurs reprises, mais tout le monde va se regrouper quand nous allons sortir de la ville. Arrivés à Vernaison, nous récupérons quelques éléments supplémentaires, dont Georges, du Pépère Club, qui fait aussi parti des capitaines de route.

Nous sommes dans la zone la plus fraiche du parcours, le long du Rhône et le jour commence à peine à poindre. Vivement que jour se lève et que le soleil arrive pour nous réchauffer un peu. Passé Vienne, nous faisons une courte pause pour permettre aux participants de soulager un besoin naturel. Alain passe devant pour relayer Jean-Claude, et nous repartons.

C'est le grand soleil, même s'il fait encore un peu frais. Le vent souffle plutôt du Nord et nous prenons une légère avance sur l'horaire prévu. Ce n'est pas le petit demi-tour que nous faisons un peu avant Roussillon, en discutant les capitaines de route ont oublié de tourner à droite, qui va nous mettre en retard.

Le relief du parcours
Le relief du parcours

 

Abandon au sommet (BRM400 montagneux de Grenoble 2015)

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Une histoire de 4 et de 0. Depuis le début de la semaine, j'hésite entre la 40ème édition du Sang et Or et le 400 montagneux de Grenoble, dernière occasion de l'année d'aller tutoyer les sommets avec un passage aux cols de la Croix de Fer, du Mollard et de l'Iseran.

La météo étant au beau pour la journée de samedi, je décide de m'inscrire au BRM de Grenoble. Dans l'aventure, j'ai aussi entraîné Benny, même si vu sa forme, je ne vais certainement pas pouvoir l'accompagner beaucoup plus loin que Rochetaillée, à condition qu'il décide de rouler tranquille dans la vallée de la Romanche.

Samedi matin, 3h30, nous sommes place de Sfax à Grenoble, 18 courageux au départ de ce dernier BRM de l'année. Jean-Philippe distribue les cartes de route et les gâteaux maison. Le départ est donné à 4h00 et nous traversons l'agglomération grenobloise endormie.

On discute entre participants, pour certains, c'est le premier BRM et même la première fois qu'ils dépasseront les 200km. Un beau baptême en perspective !

La vallée de la Romanche est rapidement remontée. Benny a filé devant un peu avant Rochetaillé, moi j'avais levé le pied considérant que l'allure était un peu trop rapide à mon goût. J'ai les feux arrière de Benny et Julien (un VTTiste qui s'essaye au long en vue la prochaine saison) jusqu'à ce que l'on quitte la route de Bourg d'Oisans.

Dans Allemond, on bifurque pour ne pas monter par le barrage, bifurcation que comme l'an dernier nous aurions raté si le GPS n'avait pas bippé. Je monte tranquillement, quelques cyclos me dépassent tandis que je grimpe à ma main. Petite hésitation à la sortie du village avec la route marquée comme barrée. Vu l'heure matinale, peu de chance que nous dérangions le chantier, nous suivons donc notre route. La tranchée a été rebouchée, il y a quelques pas mal de graviers sur la route, mais ça passe en slalomant un peu entre cailloux et bogues des chataignes.

Je préfère la montée nocturne de ce col car les kilomètres avant le Rivier d'Allemond sont usant physiquement et moralement. Forte pente et route qui louvoie devant en sous-bois, tout se ressemble.

La descente qui suit le village est fraiche, mais les 2 kilomètres qui suivent sont suffisamment raides pour que l'on se réchauffe rapidement. J'ai d'ailleurs retiré la manchettes que j'avais enfilées par dessus mon maillot technique à manche longue pour ne pas avoir trop chaud. Luc me rejoint et me dépasse à ce moment-là, je pensais qu'il me rejoindrait bien plus tôt mais il a un peu hésité avec les travaux à la sortie d'Allemont.

On aperçoit des lumières de lampes frontales dans la montagne, elles semblent être sur l'ancienne route, aujourd'hui condamnée et partiellement recouverte par les éboulis.

D'autres cyclos m'ont rejoint puis dépassé. Je suis à quelques encablures derrière un des participants, nos allures sont comparables, mais je n'ai pas envie de faire l'effort pour boucher les 100m qui nous séparent. Je suis en promenade...

Le barrage de Grandmaison marque le dernier replat. Comme souvent, il y a un nuage en contrebas, comme si le barrage lui bloquait l'accès aux sommets. Le jour commence à poindre et nous découvrons la montagne et ses teintes automnales dans le soleil levant.

Les nuages remontent la vallée jusqu'au barrage de Grandmaison
Les nuages remontent la vallée jusqu'au barrage de Grandmaison

 

Les 3 Bijoux et 1 miracle (BRM600 2015 à Grenoble)

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Faire ou ne pas faire le brevet de 600 de Grenoble du 16/17 mai, telle est la question. J'avais initialement prévu celui qui a lieu 15j plus tard car je devais être aux 24h vélo du Castellet. Projet qui est tombé à l'eau faute d'avoir pu constituer une équipe de 6 coureurs. Alain étant libre ce week-end, il va s'inscrire. Bruno le suit, j'hésite un peu puis me décide à y prendre part. Cela me permettra de rouler avec les copains montpelliérains dans 15j, la Luzette nous attend.

A 3j du départ, je suis forfait, la faute à un torticolis qui m'a lâchement attaqué. J'avais ressenti des légères contractures à quelques reprises lors du 400km mais rien d'affolant. Cette même gêne s'était faite ressentir lors du Brevet de Grimpeur des Monts du Lyonnais 4j plus tard, mais avait quasiment disparue lors d'Auxerre-Vézelay-Auxerre le 8 mai. Elle se faisait oublier pour mieux revenir en début de semaine et me retrouver avec le cou bloqué mercredi matin. Heureusement, sentant une gêne dès le mardi matin, j'avais réussi à avancer le rendez-vous chez mon ostéopathe. Et si mercredi soir à 19h j'étais forfait, ne pouvant tourner la tête à gauche et étant incapable de garder la tête relevée sur mon vélo, à 20h j'étais apte. Avec, en plus du miracle de me remettre le cou en place, quelques conseils de mouvements pour décontracter les muscles du cou et des épaules pendant le parcours. Et comme elle m'a dit : "Vous y penserez parce que de toutes manières vous aurez mal", preuve que les miracles ont aussi leurs limites.

La journée de vendredi m'a permis de préparer mes affaires tranquillement et je peux donc me coucher de bonne heure. Il y a bien un peu d'appréhension à la veille de ces longues distances, mais rien qui ne m'empêche de dormir comme il y a quelques années. L'expérience apporte une sérénité relative avant ces épreuves (j'aurais pu mettre sagesse au lieu de sérénité, mais faire appel à la sagesse quand on parle de faire 600km en vélo n’est peut-être pas approprié).

Bruno passe me récupérer à samedi matin à 2h puis nous prenons Alain au passage et filons sur Grenoble. A Grenoble, Jean-Philippe distribue les cartes de route après control des éclairages. On retrouve de têtes connues parmi la cinquantaine de participants : Pascal et son éternelle casquette, Luc (avec qui nous avions roulé l'an passé sur une partie du parcours), Alain B, Jacky, un beau contingent de la Team Mont Ventoux : Brigitte, Christophe, Valexnico, Franco et Robert. Il y a là également Pascal de Chassieu, mais cette fois-ci sans ses acolytes qui n'étaient pas disponibles. Pas mal de vélos couchés également, dont l’unique vélo couché qui était au départ du TriRhena l’an passé.

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Le programme des prochaines heures

 

Retour sur le BRM400 Jura et Ain

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Aujourd’hui troisième passage obligé pour la qualification à Paris-Brest-Paris avec le brevet de 400km, comme les précédents, nous allons le faire à Grenoble.

Le parcours ne nous est pas inconnu, à Alain et à moi, puisqu’à quelques variations près c’est le même que celui que nous avons fait il y a 2 ans, Bruno n’y avait pas pris part il y a 2 ans, c’est donc une découverte pour lui. On longe la Chartreuse, le lac d’Aiguebellette et le Rhône jusqu’à arriver à Bellegarde-sur-Valserine. Là, la longue montée sur Mijoux nous attend, c’est la principale difficulté du parcours. Ensuite, nous redescendrons sur Saint-Claude pour rejoindre les gorges de l’Ain. Un petit passage dans le Revermont et la Bresse avant de retrouver le Bugey, puis à nouveau les contreforts Ouest de la Chartreuse nous permettrons de rejoindre Grenoble.

Il y a 2 ans, nous étions partis dans l’après-midi, cette fois-ci le départ est matinal, 4h. La nuit fut courte, malgré ça, on est content de retrouver les copains aux départs. Baptiste est là, après avoir renoncé au 400 de la semaine précédente pour cause de météo défavorable. Jean-Pierre est aussi là, il avait proposé de rouler avec nous après son 200km de la veille, mais comme il n’a pas roulé nous pensons qu’il filera devant. Franco arrive, accompagné de Valexnico. Ce dernier ne devait pas être là, mais il a lui aussi renoncé à rouler la veille et a eu l’une occasion de prendre part au brevet. Alain B et Jacky sont là également, des habitués des BRM de Grenoble eux aussi. La semaine passée, il y a avait pas loin de 90 participants, cette semaine seulement 25…

Jean-Philippe nous a donné les consignes ainsi que quelques précisions sur le parcours du côté d’Ambérieux. Cette fois-ci nous traversons la ville et en ressortons par la côte de Bettant. Jean-Pierre propose une petite route pour éviter la bosse, mais Jean-Philippe lui demande de respecter le parcours. Logique, c’est celui qui a été déclaré en préfecture et est donc couvert par les assurances.

Le parcours du jour
Le parcours du jour

 

Retour de Provence en tirant des bords

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2015-04-06_22091918h, il est temps de repartir plein Nord. Nous sommes 3, Alain, Benny et moi. Il ne manque que Pierre et l’équipe de l’épopée suédoise serait au complet. Les averses nous ont rattrapés et c’est sous une petite bruine que nous débutons le parcours. Du coup, j’ai remis toutes mes épaisseurs en haut et en bas.

Evidemment, cet épisode pluvieux ne dure pas et je me retrouve équipé un peu trop chaudement pour la montée du col du Colombier. Tant pis, je fais avec. On sent bien le vent du Nord, mais malgré ça, je sens que l’on avance plutôt pas mal. Nous reprenons la même route qu’à l’aller car je suis reparti du parcours de l’an passé pour tracer celui de cette année et l’arrivée ne se faisait pas par le col mais par la montée plus douce qui arrive d’Allan.

Nous ne profiterons pas de la vue sur le Ventoux depuis le plateau sommital, il se cache derrière les nuages. On redescend ensuite en direction d’Espeluche pour tourner à droite en direction de Rochefort-en-Valdaine. Comme tous les ans, on rate la bifurcation, on s’arrête et on repart.

S’en suit un tronçon plat qui file plein Nord dans lequel Alain révise l’avis qu’il m’avait donné du côté de Montjoyer à propos du vent. Après lui avoir indiqué que je trouvais le vent plus violent que l’an passé, il m’avait dit qu’il avait l’impression contraire. A l’approche de Marsanne, il se range finalement à mon opinion. Si la descente à Roussas s’est faite avec la grand-voile, il va falloir tirer des bords pour le retour. On espère juste que cela va faire comme l’an passé et qu’il va finir par tomber.

Arrivé à Marsanne, on marque une traditionnelle pause, il y a une aire de parking pour les camping-cars et donc un point d’eau. Pas de chance, cette fois-ci il est fermé. Rien ne coule du robinet. Heureusement, une occupante d’un des camping-cars nous indique une fontaine à proximité, vers une chapelle. On la trouve rapidement. C’est une fontaine miraculeuse, on espère qu’elle aura pour vertu de nous épargner la pluie et de faire tomber le vent. Un demi-miracle (comprendre un seul souhait exaucé sur les deux) nous irait déjà parfaitement. Après lecture de l’écriteau, on apprend que le miracle est une guérison de la cécité mais il n’y a pas d’aveugle parmi nous.

Le col de la Grande Limite est rapidement avalé, il ne fait que 3km, et avec la forêt et les virages nous avons été en parti abrité du vent. On bascule maintenant sur la plaine en direction de Valence. Et cette fois-ci, pas de passage par le raidard des Roberts, je l’ai retiré de la trace, on reste donc sur la route principale en passante du côté de Mirmande.

On arrive sur Loriol que l’on traverse par le centre avant de déboucher sur la Nationale 7. A cette heure-ci, il n’y a pas grand-monde dessus, on resterait bien dessus en traversant Livron, mais il faut bifurquer à droite. Benny râle après l’auteur du parcours qui nous a envoyé sur ces pentes à 15%, j’avais déjà retiré la vacherie des Roberts, je ne pouvais pas rester sans mettre une bonne rampe. Plus sérieusement, j’ignorais que ce serait un tel mur. Mais cela n’a pas duré, heureusement.

Jusque-là, et malgré un vent qui ne nous aide vraiment pas, nous avançons à bonne allure. Mais il va falloir compter avec un nouvel élément, en plus de la nuit qui  nous accompagne depuis le col de la Grande Limite, c’est la pluie. Nous faisons une pause pour nous équiper et nous ravitailler. Les voitures intriguées par ces éclairages et ces baudriers réfléchissants au bord de la route ralentissent en passant à notre hauteur.

Et nous voilà reparti. Si jusque là, j’étais un peu juste, avec ce temps, je me sens de bonnes jambes. Je suis même passé à l’avant du groupe et je vais assurer la direction un petit moment.

La pluie se fait plus forte, Benny a remis la musique (il a emporté avec lui une enceinte bluetooth jumelée à son téléphone). Je me surprends à sourire sur mon vélo alors que les conditions sont quand même assez mauvaises : on est débout depuis près de 20h, on a déjà fait 275km, il fait nuit, il pleut, mais je suis bien dans ces conditions. Je dois être fou. Chose dont Stéphane et David avec qui j’ai fait la Haute Route Alpes l’an passé sont déjà convaincus depuis qu’ils m’ont vu arriver tout souriant et affirmant que la journée allait être bonne alors que nous allions devoir affronter une journée de pluie et franchir le col de la Madeleine, celui du Glandon et la montée de l’Alpe d’Huez.

La pluie, le vent, des conditions typiques des classiques flandriennes dont c’est la pleine saison. Il ne nous manque que les pavés, mais c’est sans regrets

Sur le vélo, la pluie parait ne pas vouloir s’arrêter, mais en réalité cela ne dure que le temps de contourner l’agglomération de Valence. Et nous pouvons faire la pause à Chateauneuf-sur-Isère au sec. Enfin, comprenons nous bien, nous sommes trempés, mais au moins il ne pleut plus.

On profite de la fontaine pour refaire les bidons. Un couple est sur le balcon en face de nous, ils semblent un peu surpris de nous voir et je les entends dire que nous sommes courageux de faire du vélo de nuit.

Nous reprenons la route en direction de Saint-Donat-sur-l’Herbasse, un long tronçon en faux plat assez usant. Le faux plat dure même au-delà de Saint-Donnat jusqu’à une vraie bosse qui nous permet de basculer vers Chateauneuf-de-Galaure. C’est dans cette bosse que le sommeil va attaquer Benny. On le voit qui décroche des roues et perd du terrain.

 

Brevet Audax Lyon-Provence avec la grand voile

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Comme tous les ans, le samedi Pâques on file en direction du Sud et de la Provence. La descente se fait à allure Audax et nous sommes une trentaine à y prendre part. Parmi le groupe quelques ATSCAFiens : Bernard, Gilbert, Andrée, Dominique ainsi qu’Alain et moi qui officieront en tant que serre-file / capitaines de route sur une partie du trajet. N’oublions pas Yves qui a tout organisé, trouvé le nouveau point d’arrivée et conduira la voiture d’assistance. Evelyne suivra également et remontera le soir même après avoir récupéré Dominique et Bernard. Christiane nous suit également et récupèrera Gilbert à Roussas.

Benny (pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est lui qui a eu de l’idée de faire Stockholm-Morbier en vélo) est arrivé sur Lyon la veille au soir et fait partie de l’aventure. Au départ, on retrouve quelques habitués : Hubert, Frédéric, Gilbert, Patrick et Cathy, Richard et quelques autres. N’oublions pas les capitaines de route, toujours fidèles au poste : Georges et Jean-Louis du Pépère-Club, Serge de l’ASEB.

 

Le BCBG 2015 (Bugey, Chautagne, Bauges, Grenoble), un BRM 300

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Encore un réveil matinal, mais on est content de retrouver les copains au départ : Baptiste, Franco, Valexnico, Brigitte, David (recruté par Jean-Philippe pour la distribution des cartes de route pour faire face à l’affluence), Greg, le gang de Chassieu (Jean-Luc, Patrick et Pascal), Benny, Jean-Pierre, Jean-Luc … Vu les différences d’allures, nous savons que nous ne nous verrons pas forcément beaucoup sur la route, donc on discute avant de prendre la route.

Contrairement au 200, nous choisissons cette fois-ci d’être raisonnables et de ne pas suivre les avions sur la voie verte. Petite pause au sortir de celle-ci pour soulager les vessies et on amorce la remontée sur Vinay qui sera suivie de la montée sur le col de la Croix de Toutes Aures.

On discute un peu avec David et Jean-Philippe qui grimpent tranquillement avant de rejoindre Baptiste qui est un peu plus loin devant. Nous finirons la montée avec son groupe. Il s’arrête au sommet du col tandis que nous choisissons d’attendre Bruno  en bas pour ne pas avoir trop froid. Mauvais calcul, nous sommes dans la plaine qui est glaciale…

 

Le froid, la pluie et le vent, les ingrédients d'un bon 200

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« On the first day of march it was raining », c’est ainsi que commence un titre des Pogues1 et notre premier BRM de l’année. Il est 4h du matin quand le réveil sonne, à l’ouverture des volets, je constate que Météo Farce ne s’est pas trompé. Cela dit, les prévisions sont assez incertaines pour la journée et après nous avoir annoncé le pire samedi matin, cela s’est arrangé au fil du temps et j’ai même bon espoir que nous ayons droit à quelques rayons de soleil le long du parcours.

 
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