Dark Side of Myself

By Saturnin

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Haute Route Alps 2014

Bilan de cette Haute Routes Alpes

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Une superbe aventure ! Merci à Stéphane et David de m'avoir proposé l'aventure.

Assez fier de moi...
Assez fier de moi...

 

Batterie faible sur la route de Nice

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Aujourd'hui dernière étape de la Haute Route, départ de Digne-les-Bains, comme hier, pour filer plein Sud jusque Nice. Mais avant il y aura le col de Corobin, le col des Lèques, le col de la Blache, le col de Saint-Barnabé, le col de Bleine et le col de Vence. Aucun de ces cols n'est très connu, mais pour avoir roulé dans la région je suis prudent concernant certains d'entre eux.

Le col de Saint-Barnabé est assez raide dans sa première partie, il faudra s'en méfier. Je m'interroge aussi sur le col de Corobin. Je ne l'ai jamais gravi de ce côté-là en vélo, mais je l'avais descendu en voiture il y a une dizaine d'années en venant voir le Dauphiné Libéré, et il me semble bien qu'il y a quelques passages assez raides. Le col des Lèques ne présente pas de grande difficulté, quant au col de la Blache, c'est un long faux-plat.


Le relief de l'étape du jour

 

Un Ventoux au dessert

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Le relief de l’étape du jour est presque un négatif de l’étape de la veille. Un départ relativement tranquille qui va nous emmener au pied du Géant de Provence, que nous allons gravir par Bédouin. Un dessert qui s’annonce copieux, d’autant plus que c’est notre sixième jour de course et que d’expérience, les multiples de 3 sont des journées où l’on sent plus ses jambes. J’espère que les massages à l’arrivée de chaque étape me feront me tromper.

La tactique est relativement semblable à celle d’hier. Prendre des groupes et s’abriter dans les roues jusqu’au pied du Ventoux. Ensuite, ce sera le sauve-qui-peut général entre Bédouin et le sommet.


Le profil de l'étape du jour

 

Direction Digne, à fond les ballons !

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Après la (presque) journée de repos d'hier, c'est un retour aux choses sérieuses qui nous attend aujourd'hui. Les difficultés ne sont pas aussi terribles que la Colombière, le Cormet de Roselend ou le Glandon, mais leur accumulation au fil de l'étape va se faire sentir. Et surtout le final roulant va demander à bien gérer l'étape pour ne pas se retrouver seul entre la dernière difficulté et Digne-les-Bains. Au rang des difficultés du jour, notons quand même le Parquetout que Fergus nous a décrit comme une saloperie lors du briefing de la veille. Je le connaissais de réputation pour en avoir entendu parler par des copains habitant la région grenobloise ou ayant participé au 1000 du Sud.

Le petit déjeuner a été pris en commun dans le palais des sports. Je suis arrivé un peu tard pour avoir des céréales, tant pis. Par contre, c'était sympa de partager le petit-déjeuner avec les motards et photographes que d'habitude on ne voit que pendant qu'ils bossent et que nous pédalons. Là, on a pu discuter un peu avec eux. On descend tranquillement sur Bourg d'Oisans ou va être donné le départ. Il fait à peine jour, et avec les lentilles je suis obligé de faire la descente en lunettes de soleil. Donc prudence car dans ces conditions la luminosité est limite. J'ai fait un essai en retirant mes lunettes de soleil, mais ce n'était pas concluant, j'avais peur de perdre une lentille.

Comme d'habitude, on se place dans le deuxième sas, même si aujourd'hui ça n'aura pas une grande influence. On sera très rapidement dans la montée du col d'Ornon qui se chargera de remettre tout le monde à sa place.

C'est parti et dès le pied du col, ça roule fort. David et Emmanuel sont devant, comme tous les jours et Stéphane et moi sommes ensemble dans un groupe. Nous allons faire la montée ensemble. Les jambes ne semblent pas trop mauvaises, pourvu que cela dure. Le col d'Ornon ne présente pas de grande difficulté, pourtant, lorsque je l'ai descendu en 2011, il m'avait semblé qu'il y avait quelques bonnes rampes. Ou alors, j'ai vraiment de bonnes jambes aujourd'hui.

La montée du col d'Ornon
La montée du col d'Ornon

 

L'Alpe d'Huez en contre-la-montre

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Aujourd'hui, c'est presque une étape de repos qui nous attend, seulement 14,5km puisque nous partirons de Bourg d'Oisans pour rejoindre l'Ape d'Huez en contre-la-montre. Comme le départ a lieu le matin, on aura l'après-midi de libre pour récupérer en vue de la seconde partie de l'épreuve où quelques beaux morceaux nous attendent.

Après le déluge d'hier, la météo est revenue au beau, comme prévu. On a du mal à y croire quand on repense au ciel complètement bouché d'hier soir. Dès l'ouverture des volets, le ciel est parfaitement dégagé, ça fait du bien au moral.

Un ciel bleu inespéré
Un ciel bleu inespéré

 

Etape dantesque entre Courchevel et l'Alpe d'Huez

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Ce matin, j'ai réussi à mettre mes lentilles, la journée s'annonce bien. C'est ce que je dis à Stéphane et David en les rejoignant au petit-déjeuner. Je passe pour un fou, car les autres nouvelles ne sont guère réjouissantes. Nous sommes au matin de l'étape marathon de l'épreuve, et la météo annoncée est déplorable : pluie tout au long de l'étape. Et l'étape est copieuse : col de la Madeleine, col du Glandon et la montée par l'Alpe d'Huez pour finir.

On n'arrive pas trop tard sur l'aire de départ, c'est relativement calme. Je peux donc faire changer mes patins de frein avant de partir. On plaisante un peu avec le gars de l'assistance Mavic qui se charge de l'opération.



L'étape marathon de l'épreuve

 

De Megève à Courchevel

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La deuxième étape nous emmènera à Courchevel. Nous devons nous retrouver au petit-déjeuner avec Stéphane et David. Quand j'arrive avec Emmanuel, mon compagnon de chambrée, David et Stéphane sont déjà là. Ce sera systématique tout au long de la semaine. Il faut dire qu'avec l'excitation de l'évènement, les nuits ne sont pas aussi longues qu'on ne le souhaiterait. Même si le réveil est matinal, on est tous réveillés avant que nos réveils ne sonnent.

Hier je n'avais pas réussi à mettre mes lentilles, ce matin je n'ai même pas essayé. La météo étant correcte, je vais partir avec mes lunettes solaires avec clip optique. Il n'y a qu'en cas de pluie que leur usage est pénible à cause de la buée.


Le tracé de l'étape du jour

 

Ca part fort entre Genève et Megève

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Aujourd'hui, première étape de la Haute Route, le prologue de la veille n'était qu'une mise en appétit. Mine de rien, ça fait du bien d'être de plein pied dans l'évènement, qu'on le veille ou non, il y a toujours un peu d'apréhension avant une épreuve. Apréhension d'autant plus grande que les incidents mécaniques ne m'ont pas épargnés jusque là : dérailleur sur le Défi bugiste et poignée de dérailleur sur le TriRhena.

Les difficultés du jour nous ont été présentées et détaillées lors du briefing de la veille au soir. C'est Fergus, la lanterne rouge officielle de l'épreuve qui s'en est chargé. Un personnage sympa mais que j'espère ne pas cotoyer pendant mes journées. Au menu du jour, la Colombière, je connais, son final est difficile aussi bien physiquement que mentalement. La Croix-Fry, je connais aussi, le tronçon du côté de Manigod fait mal aux jambes, après la Colombière, ça va piquer, les Aravis sera une simple formalité, nous le prenons à 5km du sommet, à la sortie de La Clusaz. Stéphane et David qui ont l'habitude de la Time Megève m'ont mis en garde sur le tronçon Flumet – Megève, un long faux-plat et souvent un vent plutôt défavorable. Si possible, il faudra rester dans un groupe sur ce tronçon, même s'il n'est pas très long.

Nous n'en sommes pas encore là, pour l'instant nous sommes dans le sas de départ à Genève. Vus nos classements, nous ne sommes pas dans le premier groupe de 75 qui va partir. Nous sommes arrivés relativement tôt pour être dans le deuxième sas qui partira quelques instants plus tard.

Les premiers kilomètres sont neutralisés et permettent de partir relativement tranquillement. On est bien a chaud dans le groupe. Par contre, dès que l'allure est libérée, c'est le rush. On voit le groupe qui nous précède, et l'allure s'accélère pour le rattraper. La jonction sera faite rapidement, malgré cela, l'allure ne se calme pas.

Au chaud dans le groupe quelques kilomètres après le départ
Au chaud dans le groupe quelques kilomètres après le départ

 

Prologue à Genève

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Comme nous sommes largement en avance au niveau de l'horaire, nous décidons de faire un repérage du parcours. Sans David puisqu'après avoir pris un rail de tramway ce matin en descendant, il est parti chercher le service médical pour se faire examiner par un ostéopathe. A priori, il n'y a pas de casse ni pour le cycliste, ni pour le vélo, mais un petit examen permettra de le confirmer.

Le parcours est simple : une immense ligne droite sur la berge Sud du lac, un virage en épingle et retour. On part en faisant monter l'allure au fil des kilomètres. On s'offre un sprint ou deux pour débloquer le cœur et l'habituer avant l'épreuve.

On pense arriver au bout de la première partie, et là, surprise, un faux-plat qui va faire mal aux jambes. On s'attendait à un parcours tout plat, c'est raté. On repart en direction du village départ toujours à bonne allure. Une fois arrivé, on essaye de se renseigner pour savoir où a lieu le demi-tour car nous n'avons rien vu au niveau du balisage. On espère éviter le faux-plat, mais personne n'est en mesure de nous renseigner au départ.

Derrière Stéphane pendant l'échauffement
Derrière Stéphane pendant l'échauffement

 

Préparatifs...

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L'aventure débute lors de l'Etape du Tour 2013. Alors que nous sommes en train de boire une bière à Annecy la veille de l'épreuve, Stéphane me parle d'un projet qui le tente avec David. Ils envisagent de s'inscrire sur la Haute Route l'an prochain. Par contre, ils ne sont que 2 et aimeraient bien être 3, au minimum, pour pouvoir faire une équipe.

La Haute Route, je connais de nom, j'ai lu à plusieurs reprises des articles à son sujet sur le blog La Flamme Rouge. Et traverser les Alpes du Nord au Sud, j'ai déjà fait. Le faire en compétition, pourquoi pas ?

Par principe, je réponds oui. Après tout, si je suis hors délai, à part être vexé, je ne risque rien. Je me documente quand même un peu avant l'inscription. Les délais devraient me permettre de rester classer sans trop de problèmes, c'est déjà ça. Je cherche parmi les copains ceux qui pourraient être intéressés et disponibles, mais en vain. Tant pis, nous ne serons que 3 dans l'équipe.

Entre mon inscription et le départ, un imprévu est venu se greffer sur mon planning, le TriRhena. Je risque d'arriver au départ affuté, mais cramé. Tant pis, je prends le risque d'enquiller les deux épreuves à la suite.

La préparation se passe sans encombre, même si je n'ai pas fait assez de rythme. Je jouerai le gros diesel pendant les 8j. Finalement, le déroulement du TriRhena me permettra d'arriver avec un peu de fraicheur au départ.

Entretemps, le détail du parcours nous a été annoncé et les étapes seront copieuses:

  1. Genève – Megève,
  2. Megève – Courchevel,
  3. Courchevel – L'Alpe d'Huez,
  4. Bourg d'Oisans – L'Alpe d'Huez,
  5. Bourg d'Oisans – Digne-les-Bains,
  6. Digne-les-Bains – Mont Ventoux,
  7. Digne-les-Bains – Nice.

A cela se rajoute, pour la première fois, un prologue à Genève.

Un sacré parcours
Un sacré parcours