Dark Side of Myself

By Saturnin

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Paris-Brest-Paris : Paris-Brest-Paris : Villaines-la-Juhel - Mortagne-au-Perche

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Avant de partir, nous faisons une photo devant la borne qui annonce fièrement qu’il y a désormais 200km pour rallier l’arrivée. Là encore, nous sommes prudents pour ce tronçon, nous gardons en mémoire la côte interminable de l’aller et la traversée du Perche.

Notre allure n’est pas trop mauvaise puisque nous doublons de nombreux cyclos, malgré le relief. Comme sur le tronçon précédent, nous décidons de marquer une pause à mi-parcours, c'est-à-dire à Mamers. Ce sera l’occasion pour Christophe de marquer une pause dans une ville où il a passé quelques années.

A l’entrée de la ville, des gens proposent des boissons chaudes et des gâteaux. Nous en profitons donc pour notre pause. Christophe discute avec les personnes présentes, certaines connaissent ses anciens voisins, les voilà donc chargé de passer le bonjour.

Et nous repartons à travers la nuit et les vallons du Perche. La fatigue se fait sentir et Christophe est fortement intrigué par des lumières au loin, de l’autre côté de la route, qu’il n’arrive pas à identifier. Ce sont simplement les feux arrière d’une voiture.

Entendant mon téléphone sonner, je marque une pause pour écouter le message. C’est Jean-Jacques qui nous informe qu’il arrivera à Mortagne-au-Perche après nous. J’ai aussi un message de Yann, je le rappelle et tombe sur sa messagerie où je lui laisse un message d’encouragement.

Profitant de cette pause imprévue, nous sommes dépassés par un groupe qui va s’égrainer dans les montée successives et que nous allons rejoindre petit à petit jusqu’à notre arrivée au contrôle. Un ami de Christophe est là pour nous saluer. Nous sommes en phase avec notre plan de route improvisé, nous pouvons donc passer une bonne nuit, d’un peu plus de 3h…

Pendant que Christophe discute, je vais me faire soigner. Ma tendinite, je n’y touche plus, conformément aux conseils du médecin, mais les irritations aux mains refont leur apparition, et mes épaules et ma nuque commencent à être douloureuses.

Je recroise dans la file d’attente la cyclo avec qui nous avions discuté au départ, celle qui avait vu sa tentative de 2003 contrarié parce qu’elle avait été renversée par une voiture. Je discute avec la personne du médical qui dit ne pas comprendre comment certaines peuvent réussir à continuer de rouler alors qu’ils souffrent parfois de brulures jusqu’au 3ème degré au niveau des fessiers.

Je retrouve Christophe qui envisage d’aller prendre une douche. Elles sont gratuites car il y a un problème et nous ne sommes pas sûrs d’avoir de l’eau chaude. Légèrement lassé de l’eau froide, nous décidons donc d’aller dormir.

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