Dark Side of Myself

By Saturnin

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Paris-Brest-Paris : l'arrivée

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J’arrive sur le rond-point, Jean-Jacques me hèle et je m’écroule dans ses bras en pleurs en lui bredouillant un merci. Même manège avec Rodolphe et mes parents qui sont là également. Il n’y a pas de mots pour décrire ce que l’on peut ressentir à ce moment-là . Un mélange de joie, de fierté, de gratitude envers tous ceux qui nous ont encouragés et supportés pendant notre préparation et pendant l’épreuve. Une seule chose est sûre, c’est que quand on y a goûté, on veut le revivre. Les inscriptions pour 2011, ça ouvre quand ?

Après ces émotions, il nous faut aller pointer à notre arrivée. On rend à contrecœur notre carnet de route, témoin fidèle de tout ce que nous avons traversé. Au moment de le rendre, je demande si il me sera restitué, la réponse est positive, je retrouverai donc cet objet qui a acquis une grande valeur symbolique.

En sortant de la file, un Australien m’attend, me proposant d’échanger nos maillots. Est-ce celui à qui j’ai dit que je trouvais leurs maillots très beau ? Peut-être, peut-être pas, je suis absolument incapable de me souvenir quelle tête il avait, et puis sans casque, les cyclos sont parfois difficilement reconnaissables. Bref, lui repart vers l’Australie avec un maillot de l’ATSCAF Rhône et moi avec un beau maillot australien.

Nous buvons ensuite le champagne en dégustant un Paris-Brest. Des amis me rappellent suite à mon SMS envoyés quelques instants auparavant dont le texte était un sobre « Just done it ». Les SMS de l’ATSCAF se multiplient, Alain nous appelle également, j’aurais même l’occasion de lui faire signe par le biais de la webcam qu’il a scruté assidument dans l’espoir de nous voir passer.

Il est ensuite temps de rentrer, après avoir vécu ces instants tellement chargés en émotion. Christophe repart avec sa femme, ses enfants et son beau-père sur Orléans, mes parents emmènent Chrystel et nous restons à attendre Yann, qui après plus de 1 000km a trouvé une voiture pour le ramener de Dreux à Saint-Quentin.

Le trajet en voiture est long pour Jean-Jacques qui conduit, et moi qui suis chargé de le guider jusqu’à Saint-Georges. Finalement, en arrivant, nous retrouvons Chrystel endormie sur le canapé. Mes parents nous racontent qu’elle s’est endormie dès le premier rond-point pour ne se réveiller qu’à Auxerre, malgré son portable qui a sonné à de multiples reprises. Une fois à la maison, elle s’est posé sur le canapé pour dormir jusqu’à notre arrivée.

Le repas du soir est l’occasion à chacun de raconter son Paris-Brest-Paris. Mon père nous raconte comment il suivait notre progression avec un petit cyclo métallique positionné sur les cartes routières. Au moment du dessert, je suis pris d’un énorme coup de barre et me dépêche de l’avaler pour ne pas m’endormir dans mon assiette. Je file ensuite me coucher, imité assez rapidement par mes compagnons de route. Fin de cette magnifique et humide aventure que fut Paris-Brest-Paris 2007. Rendez-vous en 2011 !


Près de 5 mois après, j’ai encore les larmes aux yeux en racontant ce moment.

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