Dark Side of Myself

By Saturnin

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TriRhena 1000

Final et Bilan

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J'ai testé l'efficacité de la couverture de survie, et le résultat est concluant. Je me réveille un peu moins de 3h m'être couché. Les copains se réveillent et partent les uns après les autres : Alain, Alain B, Christophe, Valexnico, Guillaume. Pierre continue à dormir, il repartira plus tard en vélo jusque Kingersheim. Tout le monde est passé, il faut ranger le matériel et replier la tente qui aura servi de dortoir à beaucoup de monde.

Je somnole dans la camionnette qui me ramène à Kingersheim, et si j'ai filé un coup de main au chargement, je me défile pour décharger, préférant profiter d'un des lits de camps du gymnase pour prolonger ma nuit et récupérer.

Des bénévoles sont en permanence dans les locaux, même s'ils sont un peu moins nombreux à cette heure-ci. Il y a du monde sur les ravitaillements et les premiers ne sont pas attendus tout de suite. Je reste un peu pour discuter avec Pierre ou les autres participants qui ont abandonnés, Roland, le collègue de Guillaume,... . Je file ensuite à l'hôtel le plus proche pour réserver une chambre pour la nuit, avant d'aller manger puis faire un peu de tourisme dans la ville, notamment un passage à l'impressionnante collection automobile Schlumpf.

Une photo de voiture pour changer
Une photo de voiture pour changer

 

Mümliswil - Munstertal

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A peine sorti de Mümliswil, on doit à nouveau gravir un col, le Breitenhöschi, assez pentu, même si assez court. Nous roulons toujours avec Valexnico, Pierre et Christophe. Disons que chacun grimpe à son rythme et que l’on se regroupe en haut pour faire la descente ensemble.

Nous sommes maintenant en train de descendre sur Langenbruck où nous repartons pour une nouvelle montée qui commence par un faux-plat. Quelques kilomètres plus loin, le faux-plat laisse place à une vrai montée, on peut même dire une montée très sévère. Même s’il faut considérer l’accumulation de dénivelé depuis le départ, c’est une montée vraiment difficile. D’autant plus difficile que l’on voit parfaitement où passe la route au-dessous de nous. Dans ces cas-là, il vaut mieux regarder sa roue avant et appuyer sans se poser de questions.

Encore un tronçon valloné
Encore un tronçon vallonné

 

Mont Chasseral - Mümliswil

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Nous repartons du Mont Chasseral en commençant par une belle descente sur Saint-Imier. Bon, à peine arrivé dans cette ville, il faut déjà remonter, mais on a repris des forces au ravitaillement. Et puis cela donne l’occasion de former un petit groupe de 5 puisque Luc, Alain B et un allemand roulent avec Alain et moi.

Bon, c'est pas tout ça, mais il va falloir penser à repartir... (Merci Bridou pour la photo)
Bon, c'est pas tout ça, mais il va falloir penser à repartir...(Merci Bridou pour la photo)

 

La Longeville - Mont Chasseral

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Nous repartons tous les 5 de La Longeville pour retrouver la vallée du Doubs. Nous allons traverser les Défilés d’Entre Roches et du Coin de la Roche sans rien n’en voir. Nous devinons malgré tout que nous sommes au pied des falaises. Dommage car en pleine journée, ce sont des endroits sympas, mais au moins, à cette heure-ci, nous ne sommes pas embêté par la circulation.

Du fait de l’obscurité, nous ne verrons pas non plus les fumoirs à l’approche de Morteau, et puis nous quittons rapidement la vallée du Doubs pour bifurquer en direction des Gras. Je me rappelle d’une montée sévère en direction de Pontarlier sur la traversée du Jura, mais nous n’empruntons pas cette route-là puisque nous partons en direction de la Suisse. Ca monte un peu, mais ce n’est pas trop sévère.

Je me fais une petite frayeur car la route est en travaux et en m’écartant un peu sur la voie de gauche, je suis surpris par quelques centimètres de dénivelé entre les deux files, le goudron ayant été gratté. Par réflexe, je me rétablis, mais la chute n’est pas passée loin. D’ailleurs, Christophe connaitra la même mésaventure, mais ne pourra pas éviter la chute, heureusement sans gravité.

Nous sommes maintenant en Suisse et nous commençons à chercher à refaire les bidons. Alain est un peu derrière car il commence à avoir envie de dormir et a donc ralenti l’allure. Nous ne sommes plus que 3 pendant quelques temps avant de nous regrouper à nouveau.

Nous sommes à nouveau 5 quand nous arrivons au Locle, mais cela ne va pas durer. Alain a vraiment sommeil et décide de faire une pause sommeil, le Normand décide de faire de même. Nous repartons donc à 3, le Jurassien, Alain B et moi pour gravir le col de La Vue des Alpes. Nous profitons de la traversée d’un village pour refaire les bidonss grâce au Jurassien qui nous avait indiqué la présence de fontaines.

La montée du col se passe bien, une première partie pour sortir de Locle puis une légère descente avant une seconde partie dans laquelle nous allons marquer une pause imprévue. Notre collègue du Jura est victime d’une crevaison et nous l’attendons pendant qu’il répare.

Le Normand puis Alain reviennent, nous voilà à nouveau à 5. Mais nous repartons qu’à 4, le Normand ayant décidé de faire une nouvelle pause car il ne se sent pas très en forme.

Nous passons au sommet du col de Vue des Alpes qui porte bien son nom. Le jour ayant commencé à poindre nous pouvons profiter du panorama avant de basculer sur Neuchâtel.

En suivant les instructions du roadbook (un peu) et nos traces GPS (beaucoup), nous évitons soigneusement l’entrée de l’autoroute. Dommage car celle-ci descend tout du long alors que notre route reprend parfois de l’altitude avant de replonger en direction du lac.

Nous sommes maintenant dans Neuchatel, après une nuit en pleine campagne, cela fait bizarre de retrouver une ville. Heureusement, il n’y a pas trop de circulation. A la sortie de la ville, nous faisons une nouvelle pause pour prendre des forces avant de grimper le Mont-Chasseral. A priori, rien de redoutable, près de 20km d’ascension, et une élévation de 1000m environ, ça semble raisonnable.

Dès le début, les pentes sont assez importantes, sans être trop raides. Tant mieux se dit-on, la suite sera plus facile. C’est effectivement le cas, mais pas comme nous le pensions. La montée se fait en 3 parties, celle du milieu étant un vrai replat qui dure environ 5km. Ca fausse complètement nos estimations sur la pente moyenne et le final s’annonce donc assez redoutable.

Effectivement, dès que l’on tourne à gauche, ça recommence à monter. La pente est régulièrement autour de 10% sur ce final. On s’accroche et on pousse sur les pédales. On sait qu’un ravitaillement nous attend au sommet, nos sacs seront là également avec du change et du ravitaillement pour la suite de l’aventure.

Notre collègue du Jura s’envole, il est très fort car il roule avec un double plateau. Moi je suis bien content d’avoir mon triple plateau (même si après ma mésaventure du Défi Bugiste, je suis resté avec ma roue montée avec une cassette 12-25 et non celle en 11-28) et Alain son compact adapté (un plateau de 33 au lieu du 34 habituel).

Il y a un peu plus de 6 kilomètres rudes à franchir avant que la pente ne se calme enfin. On laisse la route par laquelle nous allons redescendre sur notre gauche pour filer en direction de l’antenne où nous attendent Bridou et Aurore qui tiennent le ravito, à l’abri du vent sous un chapiteau. Inutile de dire que l’on est content de les voir et que la ravitaillement est accueilli avec grand plaisir.

Sourire de soulagement à l'arrivée au sommet du Mont Chasseral (Merci Bridou pour la photo)
Sourire de soulagement à l'arrivée au sommet du Mont Chasseral (Merci Bridou pour la photo)

 

Saint-Hyppolite – Vercel-Villedieu le Camp – La Longeville

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Nous repartons alors que la nuit commence à tomber. Rapidement, nous sommes rejoints par un troisième cyclo. Un du coin qui a parcouru ces routes et semble les connaitre presque par cœur. De mon côté, je me rappelle être passé par Saint-Hyppolite il y a quelques années sur une traversée du Jura en vélo, mais nous avions alors grimpé directement sur Maîche. Sur cette traversée, nous étions parti de Porrentruy, mais notre itinéraire pour rallier Saint-Hyppolite était différent de celui du TriRhena.

2 étapes et peu de kilomètres
2 étapes et peu de kilomètres

 

Kingersheim - Saint-Hippolyte

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Le départ est donné. Nous y voilà, c’est parti pour 1000km, 16000m de dénivelé à parcourir en moins de 75h.

Les premiers kilomètres se font sous la conduite des cyclo du CCK qui vont nous guider sur les 15 premiers kilomètres. Le groupe reste sagement dans leurs roues et tout se déroule sans problème, si ce n’est pour l’un d’entre eux qui perd sa sacoche arrière, sans conséquence pour le reste du groupe.

C'est parti ! (Merci Bridou pour la photo)C'est parti ! (Merci Bridou pour la photo)

 

Des préparatifs jusqu'au grand départ

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Je suis arrivé sur Mulhouse la veille où je retrouve Alain à l’hôtel. Je suis très détendu à la veille du départ de cette première édition du TriRhena, un BRM 1000 montagneux. J’ai bien oublié le panneau solaire pour charger la batterie additionnelle de mon GPS, mais j’ai investi dans une nouvelle batterie USB. Je suis donc paré pour cette belle épreuve.

Comme nous sommes plusieurs à arriver de la même région ou à nous connaitre, nous avons décidé de manger ensemble le soir. Un bon petit groupe et un repas dans la bonne humeur avec Alain B, Jean-Pierre, Valexnico (qui a roulé avec nous sur Paris-Brest-Paris 2011), Christophe (compagnon de route sur de nombreux brevets et Paris-Brest-Paris 2007 et 2011), Pierre (qui a participé au raid Stockholm – Morbier), Alain et moi. A un moment on se livre à la classique comparaison des kilomètrages. Sans surprise, c’est Jean-Pierre qui domine le classement avec plus de 15000km…

La nuit fut bonne, même si accidentellement j’ai allumé la lumière dans la chambre dans mon sommeil. Alain lui semble un peu stressé. Il fait et défait ses paquets et ses sacs à destination des ravitaillements. De mon côté, mes sacs sont faits depuis la veille et tout est prêt, je n’aurais plus qu’à sauter dans mon cuissard et à enfourcher mon vélo.

Pour le repas du midi, nous retrouvons Jean-Pierre et Alain B. Une fois le repas fini et les dernières courses faites, direction le siège du CCK où les bénévoles sont déjà à pied d’œuvre. Nous sommes largement en avance, mais nous ne sommes pas les premiers.

Nos compagnons de la veille au soir sont déjà là. On retrouve d’autres visages connus, tel que Pascal, rencontré sur Paris-Brest-Paris 2011. Si certains semblent détendus, Christophe  lui semble stressé et rentre dans sa bulle. D’habitude, je suis dans le même état que lui, mais cette fois-ci, je reste détendu.

Une belle boucle entre la France, la Suisse et l'Allemagne
Une belle boucle entre la France, la Suisse et l'Allemagne